Tramway à Québec : le directeur de projet s’immisce dans la campagne électorale

La mise en opération du projet de tramway est aujourd’hui prévue pour 2028, soit deux ans plus tard que ce que l’administration Labeaume avait prévu au départ.
Photo: Pascale Gueret Getty Images iStockphoto La mise en opération du projet de tramway est aujourd’hui prévue pour 2028, soit deux ans plus tard que ce que l’administration Labeaume avait prévu au départ.

Le directeur de projet du réseau structurant, Daniel Genest, s’est immiscé indirectement dans la campagne électorale, mercredi, en affirmant qu’il serait « impossible » de remplacer le tramway par un projet d’un autre mode sans retarder le calendrier, comme le propose le chef de Québec 21, Jean-François Gosselin avec son métro léger.

« Je vous confirme que c’est impossible », a répondu M. Genest en réponse à un journaliste qui l’a questionné à ce sujet sans nommer M. Gosselin mercredi.

Le parti de M. Gosselin, Québec 21, propose de remplacer le tramway par un métro léger de 13,5 kilomètres entre la Colline parlementaire et Sainte-Foy. Baptisé le VALSE pour « véhicule automatique léger sous-terrain électrique », le nouveau mode pourrait selon lui être réalisé dans les mêmes délais et pour le même budget que celui du tramway (3,3 milliards $).

Une « opinion » selon M. Gosselin

Or selon les estimations de Daniel Genest, il faudra trois ou quatre années de plus pour y arriver. « Si on change le mode de transport, cela peut nécessiter un changement de bureau de projet », a-t-il soutenu avant d’ajouter qu’il faudrait modifier aussi « la conception de référence » et reprendre le processus d’évaluation environnementale. « À mes yeux, ça représente au minimum un deux ans [de plus] ».

Il faudra aussi, a-t-il poursuivi, une année supplémentaire afin de rédiger de nouveaux appels de propositions, et une autre année pour réaliser l’appel de propositions.

La mise en opération du projet de tramway est aujourd’hui prévue pour 2028, soit deux ans plus tard que ce que l’administration Labeaume avait prévu au départ. Selon M. Genest, un autre projet repousserai la mise en service à 2031 ou 2032.

Invité à réagir, Jean-François Gosselin a laissé entendre qu’il s’agissait d’une « opinion » puisque M. Genest ne pouvait pas se prononcer sur un projet qu’il n’avait pas directement étudié. « S’il a étudié une autre option comme le métro léger, je veux voir l’étude. Sinon, c’est son opinion. »

À voir en vidéo