Le directeur du projet de tunnel Québec-Lévis ne sera pas convoqué à l’Assemblée nationale

Cette décision survient alors qu’un nouveau sondage rendu public par le gouvernement documente la popularité dont jouit le projet de tunnel dans la région de Québec.
Photo: Francis Vachon Archives Le Devoir Cette décision survient alors qu’un nouveau sondage rendu public par le gouvernement documente la popularité dont jouit le projet de tunnel dans la région de Québec.

Le directeur du bureau de projet de tunnel Québec-Lévis, Frédéric Pellerin, ne sera finalement pas convoqué à l’Assemblée nationale comme le réclamait l’opposition libérale.

La décision a été prise à huis clos par la Commission des transports, qui est contrôlée par la majorité caquiste, lors d’une séance de travail, mercredi matin.

« Qu’est-ce qu’il sait que vous ne voulez pas que les Québécois sachent ? », a demandé la chef de l’opposition officielle Dominique Anglade à la vice-première ministre Geneviève Guilbault lors de la période de questions.

La Commission des transports est « souveraine » et le pouvoir exécutif ne s’est pas mêlé de cette décision, a répondu Mme Guilbault, qui a aussi avancé que le Parti libéral était « contre les automobiles et le développement économique de Québec ».

Québec Solidaire a aussi dénoncé ce qu’il considère comme un manque de transparence de la part du gouvernement. « Quand on est sûr de notre affaire, on dit : “Regardez, regardez, les études sont là”, et puis c’est ça qui se passe », a fait valoir en matinée le député Sol Zanetti. « Mais là, évidemment, bien ils ne veulent pas. Ils ont peur que l’appui faiblisse. Voilà. »

Sortie d’un sondage favorable au projet

La semaine dernière, le député libéral Enrico Ciccone avait demandé au gouvernement de convoquer M. Pellerin pour que les élus puissent le questionner sur plusieurs enjeux liés au projet de 6 à 10 milliards $, notamment au sujet de son impact sur la circulation dans la capitale.

Le ministre des Transports, François Bonnardel, lui avait alors répondu qu’il n’avait qu’à en faire la demande à la Commission des transports.

Cette décision survient alors qu’un nouveau sondage rendu public par le gouvernement documente la popularité dont jouit le projet de tunnel dans la région de Québec. Éventé mercredi par la station FM-93, ce sondage Mainstreet démontre que 60 % de la population de la grande région de Québec est en faveur du projet de tunnel.

En après-midi, Québec Solidaire en a remis sur ce sondage, la députée Catherine Dorion qualifiant le FM-93 de « radio militante pro troisième lien de Québec ». « Il y a quelques mois, cet appui était à 66 %. Il y a trois ans, il était à 80 %. L’appui baisse de jour en jour, et avec raison », a-t-elle commenté.

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