Le REM de l’Est en souterrain jugé risqué

Questionnée sur les conclusions de CDPQ Infra, la mairesse Valérie Plante a qualifié de «sain» le débat sur la construction du REM.
Photo: Paul Chiasson La Presse canadienne Questionnée sur les conclusions de CDPQ Infra, la mairesse Valérie Plante a qualifié de «sain» le débat sur la construction du REM.

La mairesse Valérie Plante souhaitait que le Réseau express métropolitain (REM) de l’Est soit construit en souterrain sous le boulevard René-Lévesque, mais cette option est jugée trop risquée par la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ).

CDPQ Infra, qui pilote le projet, a présenté vendredi les six scénarios qu’elle a examinés afin d’éviter l’érection de piliers de béton massifs au centre-ville de Montréal.

Construire le REM en souterrain serait non seulement hasardeux, mais coûteux, conclut CDPQ qui invoque la présence des lignes orange, verte et jaune du métro dans le secteur de la rue Saint-Denis et du boulevard René-Lévesque. Le réseau d’égout, dont certaines conduites sont très âgées et impossibles à déplacer, pose aussi problème. Sur certains segments du boulevard René-Lévesque, les travaux d’excavation pourraient même entraîner l’effondrement d’édifices riverains.

CDPQ Infra a même envisagé de faire transiter le REM dans le tunnel de l’autoroute 720, mais encore là, les obstacles sont nombreux.

Questionnée sur les conclusions de CDPQ Infra, la mairesse Valérie Plante a qualifié de « sain » le débat sur la construction du REM. « Il est normal que la mairesse de Montréal et la Ville fassent écho aux préoccupations de la population et de groupes sur l’intégration de ce mode de transport structurant, a-t-elle dit . Je suis en faveur du REM de l’Est. C’est absolument nécessaire. On en a besoin. »

Le tramway de Québec

À Québec aussi, la question du transport fait les manchettes. Le maire de Québec, Régis Labeaume, a assuré vendredi qu’il avait toujours fait preuve de flexibilité dans le dossier du tramway et qu’il n’avait jamais bloqué les propositions de changements soumises par le gouvernement du Québec, contrairement à ce qu’a affirmé le premier ministre François Legault jeudi.

M. Labeaume a été peu loquace, assurant qu’il reviendrait à un autre moment sur le sujet. « Je veux dire seulement une chose : dans tout ça, depuis des mois, nous sommes flexibles et on l’a été. On n’a jamais bloqué des propositions de changement inutilement », a dit le maire sans vouloir préciser s’il comptait solliciter un autre mandat à la mairie de Québec en novembre.

Les logements sociaux

Le maire Labeaume et la mairesse Plante participaient vendredi à une conférence de presse avec le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, sur le thème de l’habitation. Les élus des trois villes ont réclamé de Québec un financement accru pour permettre la construction de logements sociaux.

La mairesse Plante a demandé de Québec 200 millions de dollars pour répondre aux besoins en habitation dans la métropole car, a-t-elle rappelé, le gouvernement n’a fait aucun nouvel investissement dans les deux dernières années.

De son côté, le maire Labeaume a dit souhaiter que le gouvernement accorde à sa ville 60 millions pour la construction de 500 logements sociaux par année. Malgré l’intense activité dans le domaine de la construction, le taux d’inoccupation demeure sous le seuil de 3 %, a-t-il déploré.



À voir en vidéo