Le transport de minerais est là pour rester au Port de Québec

Même si le projet Laurentia table sur le transport de conteneurs, il n’est pas question pour le Port de Québec de réduire le transport de minerais à court terme.
Photo: Pierre Lahoud Même si le projet Laurentia table sur le transport de conteneurs, il n’est pas question pour le Port de Québec de réduire le transport de minerais à court terme.

Même si le projet Laurentia table sur le transport de conteneurs, il n’est pas question pour le Port de Québec de réduire le transport de minerais (vrac solide) à court terme, a indiqué son président Mario Girard jeudi.

« Si, aujourd’hui, il y a des projets de vrac, c’est que le Port de Québec devient le meilleur moyen pour transborder ces projets-là », a déclaré M. Girard à ce sujet.

Le Port tenait jeudi une conférence de presse virtuelle pour étayer sa réplique au rapport très critique de l’Agence canadienne de l’évaluation environnementale (ACEE) sur le projet Laurentia dont les consultations publiques viennent de se terminer.

Le Devoir lui a alors demandé ce qu’il pensait des affirmations de Régis Labeaume à l’effet que Laurentia permette au Port de mettre de côté le transport de vrac. « Tous nos problèmes depuis quelques années dans tout ce débat-là, c’était la provenance de la poussière qui venait du transbordement de vrac », déclarait le maire à Radio-Canada lors d’une sortie à la mi-novembre.

« Évidemment, le maire a sa vision. Je suis président du Port de Québec, je ne peux pas dire qu’on va juste avoir des containers sur la rive nord », a aussi répondu M. Girard. Il a aussi avancé que « peut-être » dans « 15, 20 ou 25 ans » d’autres ports seraient plus appropriés pour faire « certains types de projets », notamment sur la rive sud du fleuve Saint-Laurent.

La consultation de l’ACEE étant terminée, l’Agence doit produire son avis final sur le projet et le remettre au ministre fédéral de l’Environnement, Jonathan Wilkinson. Ce dernier aura ensuite jusqu’au 17 février pour l’appuyer ou non. Dans l’éventualité où il lui prêterait des impacts négatifs importants, il appartiendra au Conseil des ministres à Ottawa de statuer.

Puisque les ports sont de juridiction fédérale, le gouvernement du Québec n’a pas voix au chapitre dans ce dossier. François Legault a toutefois déjà donné son appui au projet et même pressé le fédéral de l’autoriser le plus rapidement possible. 

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