Attaque dans le Vieux-Québec : la Ville blâmée pour les ratés technologiques

Les systèmes de communication des policiers de Québec auraient fait défaut le soir du 31 octobre dernier.
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne Les systèmes de communication des policiers de Québec auraient fait défaut le soir du 31 octobre dernier.

L’opposition à la Ville réclame le départ du conseiller responsable de la sécurité publique en raison des problèmes technologiques vécus par les policiers le soir de l’attaque dans le Vieux-Québec.

Le chef de Québec 21, Jean-François Gosselin, ne voit pas « comment [le conseiller Patrick Voyer] peut rester en place ». Élu depuis 2013, M. Voyer est le responsable de la police au sein du comité exécutif de la Ville.

Deux semaines avant l’attaque, M. Voyer avait vanté les mérites des technologies utilisées par le service de police de la ville lors d’un comité plénier. « M. Voyer a dit qu’il n’enverrait pas ses policiers dans une intervention avec une technologie qui n’est pas 100 % éprouvée », s’insurge le chef de Québec 21.

Vendredi, Radio-Canada révélait que les deux systèmes de communications utilisés par les policiers avaient connu des ratés le soir du 31 octobre, soit le système de répartition assistée par ordinateur (RAO) et la radio portative du Service évolué de radiocommunication pour l’agglomération de Québec (SÉRAQ).

Des ratés «pris très au sérieux»

Le RAO est utilisé par les policiers dans les voitures de patrouille pour se coordonner avec leurs collègues. Il aurait cessé de fonctionné pendant l’intervention policière dans le Vieux-Québec dans la nuit du 31 octobre.

À la Ville de Québec, on dit prendre «très au sérieux» ces problèmes mais il n’est pas pour question pour l’instant de remplacer la RAO par un autre système, indique la porte-parole Wendy Whittom.

«On a une équipe d’experts en technologies de l’information au SPVQ qui sont à l’oeuvre en ce moment pour corriger la situation», a-t-elle dit. «Même si le système a connu des ratés depuis son implantation, en aucun cas la répartition ou les opérations d’urgence n’ont été en jeu.»

Le cabinet du maire a quant à lui décliné les demandes d’entrevues vendredi sur le sort de Patrick Voyer.

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