La CAQ appuie le projet de tramway de Québec, mais pas sans troisième lien

En soulignant l'appui de son parti au projet, le député caquiste de La Peltrie, Éric Caire, a souligné qu’il ne fallait pas y voir «un projet du PLQ».
Photo: Jacques Boissinot Archives La Presse canadienne En soulignant l'appui de son parti au projet, le député caquiste de La Peltrie, Éric Caire, a souligné qu’il ne fallait pas y voir «un projet du PLQ».

La Coalition avenir Québec (CAQ) a finalement donné son appui au projet de réseau de tramway de Québec mardi, en précisant bien toutefois qu’il ne s’agissait pas « du projet du Parti libéral », mais bien de la Ville de Québec.

« C’est un très beau projet : un projet futuriste, moderne qui dessert, comme on l’avait demandé, les banlieues », a ajouté le chef de la CAQ, François Legault, lors d’un point de presse lundi à Montréal. Qui plus est, le coût de l’ambitieux projet — évalué à 3,3 milliards de dollars par M. Labeaume — semble, à première vue, « raisonnable », selon lui.

Un peu plus tôt à Québec, le député Éric Caire et ses collègues de la région de Québec donnaient leur appui au projet sans grand enthousiasme. À un journaliste qui lui faisait remarquer qu’il ne semblait pas emballé, M. Caire a répété sur le même ton que le projet était « très intéressant ».

 

 

Le député de La Peltrie a aussi souligné qu’il ne fallait pas y voir « le projet du Parti libéral ». « Il faut bien comprendre que le projet de transport collectif qui a été présenté par la Ville, ce n’est pas le projet du Parti libéral, ce n’est pas le projet du Parti québécois, ce n’est pas le projet de la Coalition avenir Québec, c’est le projet de la Ville de Québec pour lequel nous serons partenaires dans les proportions que je viens de vous mentionner. »

Lors de l’annonce vendredi, le premier ministre Philippe Couillard avait déclaré qu’il fallait voter pour le PLQ et contre la CAQ si on souhaitait voir le projet se réaliser.

Une partie de l’électorat de la CAQ est très réfractaire aux grands projets en transport collectif, ce dont M. Caire ne s’est d’ailleurs pas caché lundi. « Je ne vous le cacherai pas qu’il y en a des gens qui nous ont signifié que si on appuyait ce projet-là, ils nous tourneraient le dos. Il y en a, mais c’est correct. »

Connecté au troisième lien

La CAQ ne s’est en outre pas ralliée à la demande du chef de Québec 21, Jean-François Gosselin, de faire un référendum sur le sujet. Cela relève, a dit M. Caire, de la prérogative du maire Régis Labeaume. Ce dernier s’est par ailleurs engagé à tenir des consultations, a dit le député caquiste.

Le parti de François Legault souligne enfin que le tramway devra nécessairement être connecté au troisième lien. Reste à savoir comment. Le troisième lien dont rêve la CAQ serait théoriquement situé à l’est de Québec, au nord de Beauport. Or l’extrémité est de la ligne de tramway se trouverait au nord de Charlesbourg.