Demi-rentrée à l’hôtel de ville de Québec

Cinq nouveaux venus ont fait leur entrée au conseil municipal de la Ville de Québec lundi soir, mais une chaise est demeurée vide.
Photo: Francis Vachon Le Devoir Cinq nouveaux venus ont fait leur entrée au conseil municipal de la Ville de Québec lundi soir, mais une chaise est demeurée vide.

Cinq nouveaux venus ont fait leur entrée au conseil municipal de la Ville de Québec lundi soir, mais une chaise est demeurée vide puisqu’on ignore toujours si le chef du nouveau parti Québec 21, Jean-François Gosselin, pourra y siéger.

On saura ce mardi si M. Gosselin pourra accéder au conseil au terme du dépouillement judiciaire dans le district de Sainte-Thérèse-de-Lisieux. Rappelons que sa colistière, Nancy Piuze, y a défait la conseillère sortante Marie-France Trudel par à peine 69 voix.

C’est donc le conseiller Stevens Melançon (l’autre élu de Québec 21) qui a joué le rôle de chef de l’opposition officielle « intérimaire » lors de la première séance du conseil municipal lundi soir.

« L’opposition saura faire la part des choses », a-t-il promis dans sa première prise de parole. « On ne s’opposera pas pour s’opposer », a-t-il dit en précisant que les projets seraient « fortement contestés » s’ils ne respectaient pas « les besoins » et « la capacité de payer » des citoyens.

De son côté, le maire de Québec a invité tous les élus à « s’élever au-delà des intérêts particuliers » et souligné que « la partisanerie n’avait pas sa place » au conseil. Il a en outre réitéré son intention de faire avancer le dossier du système de transport structurant et de s’attaquer aux pénuries de main-d’oeuvre dans la région.

Outre M. Melançon, quatre nouveaux conseillers faisaient leur entrée au conseil lundi soir : Alicia Despins, Pierre-Luc Lachance, Émilie Villeneuve (Équipe Labeaume) et Jean Rousseau (Démocratie Québec).

M. Rousseau s’est lui aussi engagé à offrir une « opposition constructive » à l’administration Labeaume. Il a toutefois prévenu qu’il entendait continuer à s’opposer à un projet cher au maire : le déménagement du marché du Vieux-Port. Ce marché constitue un « incontournable », a-t-il dit à cet égard en réponse à la question d’un citoyen.

Cannabis : Labeaume mécontent

Le maire Labeaume a par ailleurs profité de la question d’un citoyen sur le cannabis pour réitérer son insatisfaction à l’égard des nouvelles législations sur le sujet.

« Les problèmes, c’est nous autres qui [allons] les gérer ! » a-t-il lancé avant de déplorer que les gouvernements permettent aux villes d’imposer des taxes supplémentaires plutôt que de partager les revenus de TPS et de TVQ qu’ils vont percevoir.

« J’ai trouvé ça tellement généreux, mais tellement épouvantable », a-t-il dit. « Je veux dire ceci aux deux gouvernements : vous allez en entendre parler. »