Jean-François Gosselin attaqué sur sa promesse du troisième lien

Les trois candidats lors du débat du 17 octobre, à Québec
Photo: Francis Vachon Archives Le Devoir Les trois candidats lors du débat du 17 octobre, à Québec

À 10 jours des élections, les trois candidats à la mairie de Québec se sont affrontés jeudi midi dans un troisième débat où Régis Labeaume et Anne Guérette ont intensifié leurs attaques contre le candidat Jean-François Gosselin.

« Il y a un vent de changement. […] La preuve, c’est que j’ai été la cible aujourd’hui de mes deux adversaires », a lancé M. Gosselin au terme du débat diffusé en direct à la radio jeudi midi.

Plus alerte que lors des deux autres débats, Régis Labeaume a notamment accusé M. Gosselin d’être irresponsable dans sa promotion passionnée d’un troisième lien entre Québec et Lévis.

« Vous voulez être maire sans vous occuper des impacts du troisième lien », a-t-il dit en affirmant que cela ferait croître la congestion dans les secteurs de Beauport et de Charlesbourg. « Il me semble que le maire doit protéger les intérêts des citoyens, pas leur nuire. »

M. Gosselin s’est alors défendu en affirmant que les gens de Beauport et de Charlesbourg voulaient d’un troisième lien. « Je vous invite à faire du porte-à-porte. Les gens en veulent, un troisième lien à l’est. »

Le chef de Québec 21 a aussi répliqué que le maire s’appuyait sur des « statistiques erronées » lorsqu’il soutenait que le troisième lien allait nuire à Charlesbourg, parce que ses statistiques dataient de 2011. Ce à quoi le maire sortant a rétorqué que les constats seraient « encore pires » avec des statistiques plus récentes.

Anne Guérette, elle, a souligné qu’un troisième lien ne se réaliserait pas « avant 10 à 15 ans » et qu’il n’aurait pas d’impact « à court terme » sur la congestion.

En réponse à l’une de ses questions, M. Gosselin a reconnu ne pas savoir s’il s’agirait d’un pont ou d’un tunnel, et a ajouté que la décision incomberait aux deux ordres de gouvernement.

Il a aussi répété que son parti, Québec 21, voulait miser sur les autobus, mais ce, sans augmenter le budget du transport en commun. « Ajouter des autobus, modifier des trajets, ça ne coûte pas nécessairement plus cher. »

Sur le plan fiscal, M. Labeaume s’est moqué tour à tour de Mme Guérette et de M. Gosselin parce qu’ils ont d’abord promis des baisses de taxes avant de plutôt s’engager à des gels.

De leur côté, ces deux derniers lui ont reproché la piètre qualité de certains services, comme le déneigement et la collecte des ordures. Pour toute réponse, M. Labeaume a répété que 78 % de la population s’en disait satisfaite selon un sondage.