Labeaume justifie son «arrogance» de la veille

Régis Labeaume
Photo: Jacques Boissinot Archives La Presse canadienne Régis Labeaume

Le maire Régis Labeaume est revenu mardi sur sa déclaration concernant un 5e mandat en 2021 qui avait été perçue comme arrogante à la veille des élections. Il voulait, a-t-il dit, préserver son « poids politique » pour garder son pouvoir de force auprès des gouvernements supérieurs.

« Négocier avec des gouvernements ou des partenaires quand les gens savent que tu ne reviendras pas, tu perds ton poids politique », a déclaré M. Labeaume mardi matin en reconnaissant qu’il avait été « arrogant. »

La veille, M. Labeaume avait déclaré : « Mon objectif, c’est de ne pas quitter la politique sans avoir réglé le projet de mobilité, [le] système de mobilité structurant de Québec », a déclaré le maire sortant.

« Si ce n’est pas fait dans quatre ans, vous allez me revoir, c’est certain. Même si c’est fait, vous pourriez me revoir quand même. »

Quant à la proposition de ses opposants Jean-François Gosselin et Anne Guérette d’imposer un maximum de deux mandats, il a rétorqué qu’il préférait « laisser la population choisir ».

Le maire sortant présentait mardi matin son bilan des quatre dernières années en soulignant notamment l’adoption du projet de loi 110 sur les négociations dans le secteur municipal.

Les médias, la vraie opposition pour Labeaume

À propos du rôle de l’opposition à la Ville, il a dit vouloir un mandat fort. « On n’est pas au parlement de Québec, l’avantage des gens de Québec est qu’ils aient un poids politique », a-t-il dit, avant d’ajouter que « l’opposition politique à Donald Trump c’est le New York Times et le Washington Post. »

D’autres détails suivront.