Une opposition morcelée pour affronter Régis Labeaume

Anne Guérette a été élue à la tête de Démocratie Québec en décembre dernier
Photo: Renaud Philippe Archives Le Devoir Anne Guérette a été élue à la tête de Démocratie Québec en décembre dernier

Déjà fragile, le parti Démocratie Québec (DQ) est traversé par une nouvelle crise avec le départ du conseiller Paul Shoiry et de la chef de cabinet de la chef, Anne Guérette. Avec l’entrée en scène de deux autres partis, l’opposition à Régis Labeaume semble plus divisée que jamais.

Alors que les défections se multiplient au sein de son parti, la chef de l’opposition à la Ville de Québec, Anne Guérette, dit regarder vers l’avant et affirme que le départ du pilier Paul Shoiry est en fin de compte une bonne chose.

« J’aime mieux être seule que mal accompagnée », a-t-elle dit aux journalistes qui évoquaient son isolement au conseil municipal.

En quelques mois, le nombre de conseillers de DQ au conseil municipal est passé de trois à une seule, en la personne d’Anne Guérette. Après Yvon Bussières, qui a décidé de siéger comme indépendant en décembre, c’était au tour du conseiller municipal Paul Shoiry de quitter la formation vendredi. En fin de semaine dernière, on apprenait que la chef de cabinet, Isabelle Vaillancourt, avait elle aussi quitté le navire vendredi.

Un indécis

Lundi, Mme Guérette s’est présentée tout sourire devant les journalistes pour livrer sa version des faits. Elle a alors raconté notamment que M. Shoiry « tergiversait depuis des mois » sur sa participation aux élections de l’automne parce qu’il s’agissait d’un « plan B » pour lui. Des informations qu’a démenties M. Shoiry à l’heure du dîner en dénonçant « les propos mensongers et trompeurs » d’Anne Guérette. « Anne fait le vide autour d’elle et elle ne semble pas s’en rendre compte », a-t-il ajouté.

Les tensions au sein de ce parti étaient un secret de Polichinelle, et il était de notoriété publique que Mme Guérette n’avait pas l’appui de tous depuis sa victoire contre François Marchand lors de la course à la direction.

Avant les élections de 2013, le parti de Mme Guérette et un autre groupe d’opposants (Québec Autrement) avaient fusionné pour éviter de diviser le vote. Or, comme l’a reconnu la conseillère lundi, la tempête actuelle montre que la greffe n’a jamais complètement pris.

Une situation qui ne peut que sourire à Régis Labeaume concède M. Shoiry. « Il est heureux lui là, a-t-il dit. C’est pour ça que j’ai travaillé fort pour que ça marche [DQ] ».

Le maire s’est d’ailleurs bien gardé de commenter la tempête qui accable ses opposants. « Je pense qu’on ne s’en mêlera pas », a-t-il dit.

Pendant ce temps, le nouveau mouvement d’opposants Québec 21 poursuit ses activités de recrutement en vue des élections de l’automne. Son cofondateur Frédéric Têtu dit qu’il pourra présenter 21 candidats « sans problème ».

Le directeur de campagne du candidat Jean-François Gosselin a en outre été choisi. Il s’agit de Serge Marcotte, ancien dirigeant de la compagnie de transport par camion Besner. M. Marcotte a en outre été organisateur politique pour la campagne du conservateur Gérard Deltell au fédéral.

Outre Québec 21, un autre parti plus à droite, l’Alliance citoyenne de Québec a fait savoir récemment qu’il présenterait des candidats aux élections de l’automne.

1 commentaire
  • Marie Nobert - Abonnée 15 mai 2017 23 h 40

    Pour moi! il n'y a pas de compromis. C'est Montréal ou Rimouski.

    Les «haltes routières» m'indiffèrent. Grosse fatigue.

    JHS Baril