Les refuges de Québec débordent

<p>Depuis quatre ans, le taux de refus a augmenté de 67 % chez les hommes et 56 % chez les femmes.</p>
Photo: Renaud Philippe Archives Le Devoir

Depuis quatre ans, le taux de refus a augmenté de 67 % chez les hommes et 56 % chez les femmes.

Faute de places en nombre suffisant, les refuges de Québec doivent refuser de plus en plus de gens, selon le Regroupement pour l’aide aux itinérants et itinérantes de Québec (RAIIQ).

Depuis quatre ans, le taux de refus a augmenté de 67 % chez les hommes et de 56 % chez les femmes, révèlent les résultats préliminaires d’une étude rendus publics mardi.

En janvier et février seulement, 233 hommes et 120 femmes se sont ainsi vu refuser l’accès à une ressource d’hébergement.

Les lits de camp utilisés normalement pour du dépannage sont désormais utilisés au moins une nuit sur deux, ont déploré des porte-parole de L’Auberivière et de L’Armée du Salut.

Le réseau a actuellement 80 lits à offrir pour les hommes et 26 pour les femmes dans la capitale.

Invités à expliquer l’augmentation de la demande, les représentants des organismes ont évoqué l’effritement du filet social et les problèmes de logement. Ils disent en outre accueillir de plus en plus de jeunes et de personnes âgées, lesquels sont aux prises avec des problèmes d’une complexité croissante.