Portrait des victimes de l'attentat à la mosquée

Khaled Belkacemi, professeur à l'Université Laval
Photo: Université Laval Khaled Belkacemi, professeur à l'Université Laval
Les victimes ont été formellement identifiées lundi en début de soirée par le coroner, qui s’est entretenu avec les familles de chacune d’entre elles. Le coroner a également discuté avec Mohammed Yangi, le président du Centre culturel islamique de Québec, pour que celui-ci puisse informer du processus d’enquête en cours.

Khaled Belkacemi

Professeur âgé de 60 ans, il enseignait le génie alimentaire à l’Université Laval. Formé en génie chimique à la fois en Algérie et à l’Université de Sherbrooke, ses recherches se penchaient sur les nanotechnologies en agroalimentation. Il est présenté comme un « homme dévoué et aimé de ses collègues et de ses étudiants », dans un communiqué envoyé par l’Université Laval.

Son fils Amir Belkacemi a aussi exprimé la douleur de sa famille, décrivant son père en « homme droit et bon, un exemple de résilience, un homme aimé de tous, un professeur et un chercheur émérite, un battant, qui a quitté son pays pour donner une chance à sa famille de vivre loin de l’horreur ». Dans ce texte de deuil publié sur Facebook, il remercie les centaines de personnes qui leur ont fait part de leur sympathie et de leur solidarité.

Azzedine Soufiane

Commerçant de 57 ans et père de trois enfants. Sa boucherie Assalam se trouve à proximité de la mosquée où il a perdu la vie dimanche soir. M. Soufiane était connu dans la communauté musulmane à Québec, où il est installé depuis trois décennies.

Abdelkrim Hassane

Jeune père de famille de 41 ans, il travaillait dans le domaine de l’informatique. Son identité a été d’abord révélée dans des médias en Algérie, son pays d’origine. Il serait père de trois enfants, dont un nouveau-né.

Aboubaker Thabti

Pharmacien de formation, il s’est installé à Québec en 2012 avec sa conjointe et leurs enfants, après avoir quitté la Tunisie. Il avait 44 ans.

Mamadou Tanou Barry

Informaticien de 42 ans, il travaillait dans ce domaine pour des compagnies de Québec depuis au moins 2010, selon sa page professionnelle. Celle-ci indique aussi qu’il a fait ses études en partie à l’Université de Conakry, en Guinée.

Ibrahima Barry

La plus jeune des victimes, M. Barry avait 39 ans quand il est mort dans cette mosquée de Québec.