L’avis d’imposition du Centre Vidéotron n’inquiète pas Labeaume

Régis Labeaume
Photo: Francis Vachon Le Devoir Régis Labeaume

Les nouvelles démarches de Denis de Belleval pour contester l’avis d’imposition de Québecor au Centre Vidéotron n’inquiètent guère le maire de Québec, Régis Labeaume, qui s’estime doublement protégé par la loi 204.

« Vous me posez les mêmes questions qu’il y a cinq ans, sauf que ce que j’ai en plus depuis cinq ans, c’est que la loi 204 est passée par-dessus », a déclaré le maire en mêlée de presse vendredi. « La loi 204 a passé là-dessus aussi, et c’est inclus dans les contrats. […] Il n’y a rien de nouveau là-dedans. »

Cette loi, rappelons-le, avait été votée en 2011 en réaction au premier recours judiciaire entrepris par l’ex-directeur général de la Ville, Denis de Belleval, sur l’entente avec Québecor. Le maire Labeaume avait demandé l’aide des députés afin de s’assurer que son entente serait protégée devant les tribunaux.

Aujourd’hui, il souligne qu’il n’aurait jamais pu signer avec un partenaire pour l’amphithéâtre si l’entreprise avait dû payer un avis d’imposition ordinaire. « On n’aurait même pas discuté. Il n’y aurait eu aucune discussion », a-t-il dit.

Rappelons que M. de Belleval s’élève contre le fait que l’avis d’imposition foncière remis à Vidéotron pour l’amphithéâtre n’est que de 365 000 $. Il entend le contester à la Ville, comme peut le faire n’importe quel citoyen, mais se dit prêt à pousser ensuite ses démarches à nouveau jusqu’en Cour supérieure.

Rappelons que la Ville n’impose que 3 % de la taille de l’immeuble. Pour le justifier, on explique que Québecor n’a pas « l’usage exclusif » du reste et que la Ville s’en sert à l’occasion.

Lorsqu’on a demandé au maire si la Ville « se servait beaucoup du Centre Vidéotron », il a répondu « non, mais [qu’il] lui appartient. C’est la notion de propriété, c’est tout ».

Quant à M. de Belleval, « il dit beaucoup de choses », a lancé M. Labeaume. « La première fois, il a essayé de convaincre la terre entière que tout était croche, puis il s’est fait battre à plates coutures au tribunal. » « Cet homme-là fait des tours de piste. Ça fait juste nous coûter cher », a-t-il aussi déclaré.