Les arrondissements coûteraient moins cher

Régis Labeaume
Photo: Yan Doublet Le Devoir Régis Labeaume

La Ville de Québec s’attend à ce que sa réforme des arrondissements réduise ses dépenses de 6,8 millions de dollars sur trois ans, révèlent des documents budgétaires obtenus par Le Devoir. Cette réforme est toutefois conditionnelle à un projet de loi qui n’a pas encore été adopté.

Seulement cette année, la Ville prévoit ainsi économiser 1,20  million, notamment en réduisant le nombre de postes de cadres et en « évitant les redondances ».

La réforme en question consiste à revoir complètement la mission des arrondissements. Ainsi, il n’y aurait plus de service de déneigement dans chacun d’entre eux, mais un arrondissement responsable du déneigement pour tout le territoire. Même chose pour les ordures.

Conditionnelle

La réforme est toutefois conditionnelle à l’adoption du projet de loi 109 sur la capitale nationale qui est toujours à l’étude à l’Assemblée nationale.

En commission parlementaire à la mi-novembre, le maire Régis Labeaume s’était d’ailleurs plaint du fait qu’il ne pouvait pas « toucher » aux arrondissements ce qui l’empêchait de « faire des économies ».

Le budget total des arrondissements (services de proximité) est de 237 millions et malgré les économies prévues, il est en hausse de 1,7 % par rapport à l’an dernier.

La Ville de Québec doit officiellement présenter son budget ce lundi à l’hôtel de ville. En incluant le Réseau de transport en commun (RTC), il s’élève à 1,517 milliard avec des dépenses en hausse de 1,1 %.

Comme promis, les taxes résidentielles sont gelées pour la première fois cette année et la Ville assume même la dette annuelle des anciennes villes pour maximiser l’impact du gel sur les résidants.

Les commerçants s’en tirent quant à eux avec une hausse de taxes de 1,8 %.

La Ville diminue en outre sa dette pour une deuxième fois (moins 35,8 millions). Elle totalise dès lors 1,59 milliard et le service compte pour 17,15 % du budget.

Sur le front des investissements, le plus gros projet est le développement des services de transports en commun (89,2 millions), suivi de la réparation des chaussées (75 millions) et des conduites d’aqueduc et d’égouts (60,2 millions).

L’anneau de glace couvert (59 millions), le centre de biométhanisation (51,7  millions) et les travaux à la rivière Lorette (41,9  millions) suivent.

Les investissements en transport en commun ne sont toutefois pas en augmentation puisqu’ils s’élevaient à 130 millions l’an dernier.