Québec sera le lieu prioritaire des grands rendez-vous

Le maire de Québec, Régis Labeaume
Photo: Francis Vachon Le Devoir Le maire de Québec, Régis Labeaume

Accueil de dignitaires étrangers, forums gouvernementaux, négociations avec les syndicats. Le gouvernement devra tenir moins d’événements dans la métropole avec l’adoption du projet de loi 109 sur la capitale nationale, plaide le maire, Régis Labeaume.

« Là, on est bien patients, mais on peut devenir un peu impatients », a déclaré M. Labeaume lors de son passage en commission parlementaire lundi. « Par exemple, une fois la loi adoptée, si on entend parler qu’un dignitaire étranger a été accueilli à Montréal, là on va être moins patients. »

Désormais, les négociations avec les centrales syndicales devront avoir lieu à Québec, a-t-il insisté. « Les négociations syndicales, en passant, ça n’a l’air de rien, mais c’est beaucoup de nuitées dans une négociation. Si ça se passe à Montréal, c’est terminé, ça se passe à Québec. »

Cette « impatience » ne ciblera toutefois pas les régions. « Évidemment, s’il y a un sommet à Chibougamau, on ne s’obstinera pas. […] Si c’est à Rimouski, on ne dira pas un mot. »

Le projet de loi établit que Québec est « le lieu privilégié et prioritaire » de l’accueil des dignitaires étrangers en visite au Québec, des rencontres diplomatiques, des sommets gouvernementaux, des grandes rencontres politiques et des négociations importantes, de toute nature, auxquels prend part le gouvernement du Québec. 

La revendication n’est pas nouvelle. Cette fois sera-t-elle la bonne ? Invité à dire si davantage d’événements se tiendraient à Québec, le ministre des Affaires municipales, Martin Coiteux, s’est montré vague. « Ce sont des lignes que, comme gouvernement, on a écrites, et on s’engage à faire ce qu’on a dit », a-t-il déclaré à la sortie de la commission. « Il faut que ça veuille dire quelque chose un statut de capitale nationale alors il y a un article sur les grandes rencontres gouvernementales, sur les négociations avec les syndicats. Ça veut dire ce que ça veut dire. »

Réforme majeure des arrondissements

Le projet de loi va aussi permettre à la ville de Québec de revoir en profondeur le rôle de ses arrondissements. Ces derniers ne seraient dès lors plus autonomes en matière de services aux citoyens, qu’il s’agisse du déneigement ou de la collecte des ordures. Par contre, chaque arrondissement serait chargé d’une mission pour tout le territoire.

Suivant ce modèle, la collecte des matières résiduelles « pour toute la ville » sera sous la supervision de l’arrondissement de La Haute-Saint-Charles et celle du déneigement relèverait de l’arrondissement de Sainte-Foy–Sillery–Cap-Rouge.

Devant les députés, le maire s’est défendu de vouloir centraliser. « On ne vide pas les arrondissements, au contraire ! », a-t-il expliqué. « On additionne les spécialités en créant des champions », a-t-il dit.

Il fait valoir que les lois qui définissent les arrondissements l’empêchent de réformer la ville. « Notre processus de lean management est bloqué par la loi sur les arrondissements », a-t-il dit. « Là actuellement, les arrondissements, on ne peut pas toucher à ça et on ne peut pas faire d’économies. »

1 commentaire
  • Jean Richard - Abonné 15 novembre 2016 13 h 41

    Une capitale nationale ?

    Plusieurs aimeraient bien avoir une véritable capitale nationale mais on y a renoncé à deux reprises. En attendant, on n'a toujours qu'une capitale provinciale, et avec monsieur Labeaume à sa tête, elle est plus provinciale que jamais.