Lac Saint-Charles: le projet immobilier mis sur pause

Un projet de 85 maisons et la destruction d’un boisé ont pour l'instant été autorisés par la Ville de Québec près du Lac Saint-Charles.
Photo: Renaud Philippe Archives Le Devoir Un projet de 85 maisons et la destruction d’un boisé ont pour l'instant été autorisés par la Ville de Québec près du Lac Saint-Charles.

Incapable d’établir si, oui ou non, le projet immobilier qu’elle a autorisé se trouve dans le bassin versant ou pas, la Ville de Québec a décidé d’annuler l’assemblée publique à ce sujet prévue pour le 4 octobre.

L’assemblée visait à présenter le projet à la population et lui permettre de s’exprimer. Or, mercredi, une porte-parole de la Ville a confirmé que la rencontre avait été annulée parce que la ville n’a pas encore résolu le conflit de cartes dont Le Devoir faisait état samedi.

Rappelons qu’un projet de 85 maisons et la destruction d’un boisé ont été autorisés par la Ville de Québec, même s’ils se trouvent dans le bassin versant du Lac Saint-Charles déterminé par les cartes du ministère du Développement durable. Les règles en vigueur dans le secteur auraient normalement dû contraindre, voire empêcher sa réalisation.

Or, la Ville de Québec avance que sur ses cartes le projet est à l’extérieur du bassin versant, ce qui expliquerait pourquoi le promoteur a obtenu les permis nécessaires. Mercredi, les fonctionnaires de la ville tentaient toujours d’établir qui s’était trompé.
 

 

Vérifications en cours  


Dans l’éventualité où la Ville reconnaîtrait son tort, il lui faudrait changer sa règlementation, ce qui empêcherait le projet de se réaliser au moins sous sa forme actuelle.

« Il n’était pas dans le bassin versant sur nos cartes », avait expliqué mardi le responsable du dossier de l’environnement à l’exécutif, Steeve Verret, en réponse à nos questions. « Pour connaître le secteur, ça me surprendrait qu’on ait fait une erreur à la Ville de Québec. Je pense que la carte est bonne », a-t-il dit.

Le directeur du Service de l’environnement, Martin Villeneuve a ajouté que « des professionnels du Service de l’Environnement et de la Communauté métropolitaine de Québec » était « actuellement en communication pour essayer d’évaluer ce qui s’est passé, parce que c’est une des premières fois qu’une erreur comme ça se glisse ».

Le conseiller Verret a enfin assuré que la Ville n’hésiterait pas à faire des changement si on confirmait que le projet était situé dans le bassin versant. « Si la zone doit faire partie du bassin versant, elle va faire partie du bassin versant, ne vous inquiétez pas. […] Le projet serait assujetti aux mêmes contraintes que les autres sans problème. »