Ville de Québec: le vérificateur déplore le manque de concurrence en TIC

Sans être alarmante, la situation requiert <em>« une certaine vigilance »</em>, a affirmé le vérificateur Michel Samson.
Photo: Jacques Boissinot Archives La Presse canadienne Sans être alarmante, la situation requiert « une certaine vigilance », a affirmé le vérificateur Michel Samson.

Dans un rapport somme toute positif, le vérificateur général déplore le manque de concurrence dans les contrats donnés par la Ville de Québec en technologies de l’information (TIC). Selon lui, certains choix technologiques contribuent à « restreindre la concurrence ».

« Pour les 16 appels d’offres sur invitation analysés, le Service des technologies de l’information n’a pu démontrer qu’il effectuait une rotation des fournisseurs », constate le vérificateur Michel Samson. Il ajoute que dans le quart des appels d’offres depuis trois ans (41 sur 155), un seul soumissionnaire avait participé.

Le rapport cite en outre le cas d’une ressource en architecture et en analyse qui a été embauchée en 2013 à 78 $ l’heure au terme d’un appel d’offres. Un mois plus tard, elle est réengagée sans appel d’offres à 142 $ de l’heure. Dans un second cas, une autre ressource, embauchée d’abord à 55 $, a été réengagée par la suite à 90 $ l’heure.

Sans être alarmante, la situation requiert « une certaine vigilance », a affirmé le vérificateur Michel Samson. La Ville, dit-il, devrait faire des « analyses beaucoup plus larges sur la situation du marché. » « Il y a 75 % des contrats qui ont été octroyés à environ 28 % des fournisseurs… Un nombre relativement peu élevé des fournisseurs qui ont eu un montant important des contrats. On n’est pas en mesure de dire si c’est correct. On ne le sait pas. » Chose certaine, dit-il, il y a un risque que ça coûte trop cher. Le Service des technologies de l’information à la Ville de Québec emploie 258 personnes et gère un budget annuel de 26 millions.

Invitée à réagir, l’administration Labeaume s’est montrée sensible aux recommandations. Le vice-président du comité exécutif Jonathan Julien se demande quelle devrait être la norme pour le nombre de fournisseurs. « Oui, mais vous vous attendriez à combien ? On est quand même en TIC. On a un terrain de jeux quand même limité », a-t-il dit. Les TIC, ajoute-t-il, sont un domaine plus difficile à mesurer que les autres. « C’est plus complexe, mais ça ne veut pas dire qu’on ne peut pas s’améliorer. »

Abattage d’arbres

Dans l’ensemble, le rapport du vérificateur n’identifie pas de problèmes majeurs. Une vaste analyse du Service des équipements montre notamment que le parc des véhicules n’est pas géré de façon optimale mais le vérificateur ne va pas jusqu’à évoquer des risques pour la sécurité.

Au Service de l’aménagement du territoire, il a constaté que les grandes orientations n’étaient pas nécessairement respectées sur le terrain, qu’il s’agisse de celles du PDAD ou même des PPU qui sont à beaucoup plus petite échelle.

À titre d’exemple, l’abattage d’arbres est surveillé dans tous les arrondissements sauf la Haute-Saint-Charles. Selon le directeur général de la ville, André Legault, cela découle notamment des différences entre les anciennes villes, avant la fusion.

Dans un autre domaine, il a découvert que la ville ne payait pas tous les organismes locaux qu’elle mandate pour faire l’entretien ménager. Ainsi, aucune rétribution n’est donnée à Cap-Rouge-Sillery et Sainte-Foy ainsi qu’à Beauport.