Un syndicat de chauffeurs entend répliquer au maire Labeaume

De toute évidence, les envolées verbales du maire de Québec, Régis Labeaume, à propos de la desserte du Centre Vidéotron n’ont pas fini de faire des remous.

Dès lundi, le Regroupement des travailleurs autonomes Métallos (RTAM) tiendra une assemblée dans la capitale pour réagir aux récentes sorties du coloré politicien. Ce dernier avait laissé entendre, au sortir d’un spectacle de Céline Dion, que les chauffeurs de taxi n’avaient pas pu offrir un service convenable aux nombreux admirateurs de la diva qui avaient été forcés de faire le pied de grue à proximité de l’amphithéâtre, faute de pouvoir avoir accès rapidement à un moyen de transport pour rentrer chez eux ou à leur hôtel. Visiblement exaspéré par cet épisode, M. Labeaume avait même souligné qu’il était « ouvert » à la présence d’une filiale « légale » de l’entreprise Uber dans sa ville.

Onde de choc

Le responsable du développement stratégique et des affaires publiques au RTAM, Benoît Jugand, a soutenu que les « propos incendiaires » du maire ont provoqué une onde de choc au sein de son organisation, qui compte dans ses rangs quelque 4000 travailleurs, y compris des chauffeurs et des propriétaires de taxis et de limousines ainsi que des camionneurs du Québec.

En entrevue à La Presse canadienne, M. Jugand a indiqué avoir été « inondé d’appels » de la part de membres abasourdis par « la condescendance » du maire à leur endroit. Durant la rencontre de lundi, il espère que leur indignation les poussera à se montrer constructifs et à pondre des recommandations destinées à Régis Labeaume pour « aider à régler, une fois pour toutes, la problématique » de la desserte du Centre Vidéotron. « Il faut être en mesure de sortir de cette réunion avec des propositions venant des gens qui travaillent directement à Québec et qui conduisent la clientèle de cette ville », a-t-il mentionné.

Selon Benoît Jugand, les chauffeurs et les propriétaires de taxis représentés par son organisation ressentent le besoin de soumettre leurs propres idées, car ils en ont plus qu’assez de voir M. Labeaume et « un petit cercle fermé de dirigeants de compagnies de taxis » tenter de mener le bal dans ce dossier.

2 commentaires
  • Patrick Daganaud - Abonné 29 août 2016 08 h 50

    Napoléon finira par frapper son Waterloo

    Je vais me taire, mais...

    D'aucuns diraient que l'impérialisme règne à Québec comme les poubelles dans certaines de ses radios.

    D'autres que le « coloré politicien » et ses cliques mènent un bal de vampires où le jeu consiste à transformer le beau en laid.

  • Andrée Phoénix-Baril - Abonnée 29 août 2016 09 h 19

    condescendance et dédire

    Oui,il se prend pour le nombril du monde M.Labeaume un maire qui parle, parle,parle sans réfléchir puis doit se rétracter, de le voir se promener partout en fin de soirée, #ridicule