Un promoteur de Québec se défend de faire de la publicité trompeuse

La publicité du projet Condos LB9
Photo: Saisie d'écran La publicité du projet Condos LB9

Un promoteur immobilier de Québec se défend d’avoir fait de la publicité mensongère en annonçant des condominiums « qui acceptent Airbnb », alors que l’Association hôtelière locale a déposé une plainte à l’Office de la protection du consommateur (OPC).

Le promoteur Gestion Bolduc et Bolduc vend actuellement des condominiums sur plans dans le secteur Lebourgneuf, dans la banlieue nord de Québec, soit le projet Condos LB9. Sur son site, il propose « la toute première convention de copropriété permettant spécifiquement toutes les formules de location de type Airbnb ».

Le hic, c’est que le zonage de la ville de Québec ne permet la location Airbnb que dans certains secteurs clés du centre-ville, dans le Vieux-Québec notamment. Un éventuel acheteur du projet LB9 ne pourrait donc pas faire de la location Airbnb à l’heure actuelle.

Cela a poussé l’Association hôtelière à déposer une plainte à l’OPC pour publicité trompeuse, parce que le promoteur ne détenait pas d’attestation de classification de l’industrie touristique, révélait Le Soleil jeudi matin.

Or, quelques heures plus tard, le promoteur répliquait avec force en réclamant une rétractation. « Nos communications et publicités affirment en toute légitimité que les formules de type Airbnb seront permises dans nos règlements, ce qui n’élimine pas l’obligation de respecter les lois », affirme le promoteur dans un communiqué.

« Prévenir les choses »

Sur sa page Facebook, le concepteur de la publicité, Louis Massicotte, souligne qu’il n’appartient pas au promoteur d’obtenir une classification, mais aux acheteurs. « Il appartiendra évidemment à chacun des copropriétaires de s’assurer que l’usage qu’il fera de sa propriété sera conforme à la législation et à la réglementation alors en vigueur », écrit-il. Il ajoute que le promoteur veut, par sa convention « pro-Airbnb », « prévenir les choses pour le futur ». Dès lors, dans l’éventualité où les lois municipale et québécoise seraient modifiées, les droits des propriétaires ne seraient pas « limités ».

En fin de journée, l’Association hôtelière s’est réjouie de « constater » que le promoteur avait « l’intention de respecter toutes les règles», et s’est excusée. Elle a toutefois maintenu sa plainte à l’OPC.

Rappelons que la loi québécoise permet la location touristique via des plateformes comme Airbnb sous certaines conditions. Le locateur doit d’abord s’assurer que le zonage de la ville lui permet d’en faire. Si c’est le cas, il a l’obligation d’obtenir une certification de la Corporation de l’industrie touristique du Québec et de payer une taxe d’hébergement de 3,5 %.

1 commentaire
  • Marc Drouin - Abonné 5 août 2016 12 h 22

    Le crêpage de chignon entre deux imbéciles.

    Premièrement le Promoteur: Ce projet immobilier est à une heure en transport en commun du Vieux-Québec (aux heures de grandes achalandages) QUI vas vouloir se tapper une telle longueur en transport en commun (depuis le milieux de nul part) en venant visiter la ville de Québec?? Poser la questions c'est y répondre. C'est à dire personne le moindrement intelligent. Vous allez à New York vous voulez être à Times Square pas à Paterson dans le New Jersey.

    Deuxièmement l'association hôtelière : Toujours prêt à dégainer (comme de vulgaires "REAC" syndicaux) qui penses que les compagnies comme les individus vont louer leurs chambres anonymes (non autonome c.i.e. pas de cuisine et pas de buanderie) durant des mois d'affiler complètement déconnecter du tissus et de l'environnement social ou ils sont complètement absent puisque ce n'est pas leur mission.

    Airbnb (se présente pour qui sait l'utiliser) peut servir le moyen et le long terme.

    L'hôtellerie: Les congressistes et le court terme (moins d'une semaine)

    Ça prends pas un doctorat pour comprendre.