Nids-de-poule: les travaux multipliés par quatre à Québec

Ces dernières semaines, la Ville de Québec a reçu un nombre record de plaintes de citoyens en raison des nombreux nids-de-poule qui sont apparus après le mois de février. 
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Ces dernières semaines, la Ville de Québec a reçu un nombre record de plaintes de citoyens en raison des nombreux nids-de-poule qui sont apparus après le mois de février. 

Le nombre record de plaintes pour les nids-de-poule à Québec cette année pousse l’administration Labeaume à intensifier ses travaux d’asphalte. Entre mai et octobre, près de 800 km de rues seront refaits, soit quatre fois plus que l’an dernier.

« Dans trois ans, on aura refait plus de 50 % des rues de Québec, a annoncé le maire Régis Labeaume lundi après-midi. Les nids-de-poule seront alors circonstanciels. »

Ces dernières semaines, la Ville a reçu un nombre record de plaintes de citoyens en raison des nombreux nids-de-poule qui sont apparus après le mois de février. En conférence de presse, le maire a souligné que la pluie comptait pour 42 % des précipitations depuis décembre soit presque autant que la neige, du « jamais vu ».

Entre le 20 décembre et le 20 mars, Québec a connu 18 jours de pluie soit près de 160 mm. L’an dernier, on avait recensé six jours d’averses et 62 mm de précipitations.

Pour régler le problème, il ne suffit pas de boucher les trous, mais il faut remettre de l’asphalte, a expliqué le maire. D’où les travaux à grande échelle. « On a décidé de travailler comme si ça arrivait chaque année », a-t-il dit en annonçant que l’asphaltage des rues se ferait plus systématiquement. « On change totalement nos pratiques pour gérer les nids-de-poule », a-t-il poursuivi en ajoutant que l’intensification des travaux se poursuivrait les années suivantes. « Il faut le faire considérant que le climat a changé. »

«Mauvais choix»

Ce changement coûtera entre 12 et 15 millions de dollars à la Ville de Québec, mais le maire affirme que cela ne bouleverse pas son cadre financier.

Quelques minutes plus tôt, l’opposition attaquait justement son bilan en travaux d’infrastructures. Selon son chef, Paul Shoiry, la Ville n’a pas investi suffisamment sur ses routes les dernières années. « On ne peut pas se servir de la météo et des changements climatiques comme bouc émissaire pour les mauvais choix des dernières années », a-t-il dit.

Questionné sur ces critiques, le maire a rétorqué qu’il « n’était pas en retard » pour ce qui est de l’asphalte et que le contexte avait de toute façon changé. « Nécessité fait loi; on ne le faisait pas avant parce qu’il n’y avait pas de nids-de-poule comme cette année. »

1 commentaire
  • Bernard Plante - Abonné 5 avril 2016 09 h 19

    Jamais de sa faute

    «on ne le faisait pas avant parce qu’il n’y avait pas de nids-de-poule comme cette année.» dit le maire Labeaume.

    Les rues de Québec se dégradent depuis dix ans en raison des investissements insuffisants et des coupures à la ville! Les nids-de-poule ne sont que la conséquece finale de cette dégradation progressive ayant eu lieu depuis dix ans.

    Comme par hasard, depuis combien de temps êtes-vous à la mairie M. Labeaume? Il y a toujours bien une limite à ne jamais accepter ses responsabilités.