Un promoteur propose un parc à thématique hivernale

Ce projet gigantesque prévoit la construction d’une tour de 30 étages en forme de sapin de Noël incluant 24 boules géantes dans lesquelles les gens pourraient manger.
Photo: Source Parc thématique Ainsi la vie Ce projet gigantesque prévoit la construction d’une tour de 30 étages en forme de sapin de Noël incluant 24 boules géantes dans lesquelles les gens pourraient manger.

Le promoteur immobilier Perry Wong demande à la SEPAQ de reconsidérer son projet de parc d’attraction sur le site de l’ancien jardin zoologique de Québec. Il se dit prêt à investir 4 millions de sa poche dans ce parc pour enfants aux allures de Disney World hivernal.

« Je propose quelque chose d’unique », répète l’homme d’affaires dont la proposition vient d’être rejetée par la Société des établissements de plein air du Québec (SEPAQ).

Baptisé « Ainsi la vie », ce projet gigantesque prévoit la construction d’une tour de 30 étages en forme de sapin de Noël incluant 24 boules géantes dans lesquelles les gens pourraient manger. M. Wong, qui développe son concept depuis 15 ans, veut aussi aménager une « entrée du Nord » au-dessus de l’autoroute voisine avec sur le bord, une immense Bonhomme de neige dans lequel, on ferait des simulations de tourbillons.

Pour financer l’aventure, il a en poche 4 millions de sa fortune personnelle et un prêt du groupe montréalais SP Holding Canada. Pour la première phase, il estime ne pas avoir besoin de subventions mais compte en demander pour la deuxième phase qui inclut la construction du sapin de Noël géant.

Son associé, Jean David, croit que le projet pourrait générer 3 à 4 millions de revenus par an. Pour y parvenir, le groupe compte notamment sur l’attrait de l’insectarium qui serait aménagé à partir de la collection de l’entomologiste George Brossard.

M. Brossard, qui était aussi présent à la conférence de presse, a livré un long exposé souvent hors sujet jeudi pour défendre le projet. Clairement mal à l’aise, ses associés tentaient en vain de l’interrompre. Il a fait valoir qu’au départ, son projet d’insectarium à Montréal s’était, lui aussi, buté à de la résistance mais qu’il pouvait assurer facilement la venue de 400 000 visiteurs sur le site.

« Depuis le début des temps, il y a des humains qui ont essayé de créer des choses, des constructions, des établissements capables de survivre à l’écoulement du temps. Ils sont encore là et souvent ils ont été traités d’exagérés. Par exemple, on a pendu Galilée il y a 500 ans parce qu’il s’obstinait à dire que la Terre était ronde. »

Le jardin zoologique a fermé ses portes en 2006 et on lui cherche une vocation depuis. À la SEPAQ, on explique que le financement de M. Wong n’assurait « ni la faisabilité ni la viabilité du projet ». Dans un communiqué, l’organisme souligne que, depuis le lancement de son appel de proposition en 2014, aucun des projets qu’on lui a soumis n’a répondu à ses critères. Devant « cet échec », la SEPAQ compte désormais « sonder » le milieu en vue d’en venir « rapidement » à une solution pour le site.