Alcool au Carnaval: Labeaume nuance

Le maire de Québec, Régis Labeaume, veut prolonger l’horaire de vente d’alcool lors du Carnaval de Québec, une manière peut-être de relancer l’événement hivernal en perte d’achalandage.
Photo: André Pichette Agence France-Presse Le maire de Québec, Régis Labeaume, veut prolonger l’horaire de vente d’alcool lors du Carnaval de Québec, une manière peut-être de relancer l’événement hivernal en perte d’achalandage.

Le maire de Québec, Régis Labeaume, assure qu’il ne veut pas faire du Carnaval de Québec une beuverie, mais veut seulement prolonger d’une heure la vente d’alcool lors de l’événement. Ses propos de la semaine dernière ainsi que ceux du président du Carnaval étaient allés jusqu’à faire réagir le premier ministre Philippe Couillard.

« Nous n’avons dit à personne de se saouler le plus vite possible dans le milieu de la rue et d’être malade, a-t-il déclaré en réponse à une question en anglais. Je dis seulement que nous devrions ajouter une heure pour la fermeture de l’événement, ce qui n’est pas un drame. »

Un nouveau conseil d’administration nommé l’été dernier cherche actuellement à relancer l’organisation qui cumulait les déficits et les baisses d’achalandage. La Ville et le gouvernement Couillard lui ont même consenti une aide d’urgence de 500 000 $ en juillet.

La semaine dernière, son président, Alain April, avait proposé qu’on y ramène les « flasques » à caribou, « un peu de vice, un peu de fun ». Le maire avait, quant à lui, fait savoir qu’il souhaitait prolonger l’horaire de vente d’alcool.

Vendredi, le premier ministre Philippe Couillard a estimé qu’il y avait « peut-être d’autres façons d’améliorer le Carnaval qu’avec de l’alcool ». Des propos repris par l’opposition à la Ville de Québec lundi. « Ce n’est pas en incitant les gens à prendre de l’alcool qu’on va sauver le carnaval », a fait valoir Paul Shoiry en marge de la séance du conseil municipal.

Scepticisme

Un peu plus tôt, la Ville a fait savoir qu’elle allait convertir 6,8 kilomètres carrés de terrains en réserves naturelles dans le but de protéger la source d’eau potable et le lac Saint-Charles. « Le problème, c’est le développement. Nous devons freiner le développement urbain dans le Nord », a souligné le maire. M. Labeaume en a profité pour interpeller ses collègues maires de la couronne Nord — Stoneham, Lac-Delage, Lac-Beauport et Sainte-Brigitte-de-Laval. Il propose de rencontrer leurs conseils municipaux en compagnie de scientifiques « afin de solidifier la solidarité régionale en matière de protection des sources d’eau ».

Interrogé sur le futur ministère de l’Intérieur mêlant le municipal et la sécurité publique, il s’est montré sceptique. « Le modèle français du ministère de l’Intérieur, je ne sais pas s’il est applicable ici. Ça ne me semble pas évident. […] Là-bas, y a des préfets. C’est un autre modèle », a dit le maire.

« Moi, j’aimais beaucoup plus Transports et Affaires municipales », a-t-il ajouté en faisant allusion aux deux ministères dirigés en 2012-2013 par le péquiste Sylvain Gaudreault. « C’était vraiment, vraiment utile. »

1 commentaire
  • Bernard Terreault - Abonné 2 février 2016 09 h 40

    Bon sens

    Transport et affaires municipales, cohérent. Sécurité, police et affaires municipales, incohérent.