Lac Saint-Charles: «trop peu trop tard», dit l’opposition

Le lac Saint-Charles est un dossier fétiche du parti Démocratie Québec.
Photo: hebdromadaires CC Le lac Saint-Charles est un dossier fétiche du parti Démocratie Québec.

L’opposition à la Ville de Québec reproche à Régis Labeaume sa lenteur à agir dans le dossier du lac Saint-Charles. Paul Shoiry trouve que les actions concrètes se font trop attendre.

« Le maire Labeaume avait lancé un cri d’alarme en 2010. Il avait dit qu’il y avait urgence d’agir, qu’il fallait poser des gestes difficiles, contraignants… […] Et là, on est en 2015 et on a le même discours, déplore le chef de l’opposition. Ce sont de belles intentions, mais c’est trop peu, trop tard. »

Rappelons que, dimanche, la Communauté métropolitaine de Québec (CMQ), présidée par le maire Labeaume, a dévoilé des constats accablants sur la principale prise d’eau de la région, le lac Saint-Charles. Ce dernier a subi, depuis cinq ans, un vieillissement accéléré et la présence de plantes envahissantes y a crû de 40 %.

Un échéancier dévoilé dimanche prévoit l’élaboration d’ici deux ans d’un Plan de protection des sources d’eau potable (PPSEP). Le maire Labeaume a en outre lancé un appel à la mobilisation de tous pour réagir au problème.

« On sent que les intentions sont bonnes, mais peu de choses vont être faites dans les prochains mois, a fait valoir M. Shoiry. Pourquoi un délai de deux ans avant d’arriver avec des choses très concrètes alors qu’il y a urgence d’agir ? On nous reporte aux prochaines élections ! »

Le chef de l’opposition est d’autant plus sceptique que ledit comité n’inclut pas de représentant du gouvernement fédéral. « Environnement Canada et Pêches et Océans sont responsables du Saint-Laurent », rappelle-t-il en soulignant que le fleuve est la seconde prise d’eau en importance dans la région.

Le comité regroupe des scientifiques de l’Université Laval, de l’École polytechnique, de l’Institut national de santé publique, de l’Institut national de recherche scientifique, un dirigeant du ministère du Développement durable et des représentants de firmes privées.

« On a perdu un an et demi »

Le lac Saint-Charles est un dossier fétiche de Démocratie Québec. « Ça fait un an et demi qu’on réclame le rapport et on ne l’a eu qu’hier. […] On a perdu un an et demi. »

M. Shoiry évoque ici un rapport produit par l’APEL en 2014. Après avoir obtenu ce rapport, l’administration Labeaume avait confié un mandat dans le dossier au consortium Ouranos, qui a présenté le plan de dimanche.

Interrogé sur ce que lui ferait en priorité, s’il en avait le pouvoir. M. Shoiry donne l’exemple d’un cimetière de voitures qui pollue la nappe phréatique dans le bassin versant. « Je m’attendais hier à ce qu’on nous dise ce qu’on allait faire pour corriger la situation. »

Le chef de l’opposition se demande en outre pourquoi seulement 15 des 35 projets immobiliers prévus le long du bassin versant ont été rejetés. « Pourquoi maintenir les 20  autres? »

1 commentaire
  • Donald Bordeleau - Abonné 26 novembre 2015 01 h 17

    Algues bleus

    Oui.

    Il y a des algues bleus dans ce lac, mais il y en a moins en hiver.

    Au Québec, le problème des algues bleus est en constante augmentation mais personne au gouvernement ne réagit.

    Québec doit prévoir une autre source d'eau. Voilà un beau dossier pour la Radio Poubelle.