L’accueil des réfugiés s’améliore à Québec

François Labbé (à gauche), Jacky Rioux et Jasmine Turcotte-Vaillancourt ouvriront le nouveau local communautaire situé au rez-de-chaussée d’un immeuble à logements, ce mercredi à Québec.
Photo: Francis Vachon Le Devoir François Labbé (à gauche), Jacky Rioux et Jasmine Turcotte-Vaillancourt ouvriront le nouveau local communautaire situé au rez-de-chaussée d’un immeuble à logements, ce mercredi à Québec.

Un nouveau local communautaire ouvre ses portes ce mercredi à Québec en plein coeur du quartier où se concentrent les réfugiés dans le secteur Vanier, à Québec.

« On veut renforcer la capacité d’accueil du quartier, explique le coordonnateur François Labbé. Il n’y a pas d’organisme au nord de la voie ferrée. »

Le petit local se trouve au rez-de-chaussée d’un immeuble à logements de la rue Claude-Martin dans le secteur de Vanier. Ces derniers temps, les réfugiés ont littéralement afflué dans ce quartier défavorisé. Ils s’y installent pour retrouver des connaissances, mais aussi parce que les propriétaires des immeubles sont plus ouverts à l’immigration qu’ailleurs, explique Éloïse Brault, organisatrice communautaire.

Ce petit quartier multiethnique compte une vingtaine d’immeubles comprenant 16 appartements chacun. Après avoir accueilli un grand nombre de réfugiés du Bhoutan, il voit affluer les réfugiés en provenance de l’Afrique depuis quelques mois.

« C’est un lieu de passage », précise Jasmine Turcotte-Vaillancourt, l’intervenante de milieu, qui souligne que les familles partent souvent au bout d’un an ou deux pour s’établir dans d’autres quartiers ou à l’extérieur du Québec.

Ouvert aussi aux non-immigrants

 

Le centre a été aménagé à même un appartement de cinq pièces. On y trouve une salle d’examen pour le personnel de la santé, une petite salle de réunion, une aire de jeux, un bureau et une cuisine.

Pour l’inauguration mercredi soir, on promet une fête en bonne et due forme avec de l’animation, un minitournoi de soccer, de la musique, du blé d’Inde et des melons d’eau.

Le projet est le fruit d’une initiative des organismes locaux (Table de quartier Vanier, La Ruche Vanier avec l’appui du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Capitale-Nationale).

Démarré en avril dernier, il s’est réalisé à un rythme rapide, souligne M. Labbé. Les résidants de Vanier, ajoute-t-il, ont le désir d’agir et sont très mobilisés. « Les outils sont tous là. Mais il manquait le coffre où les mettre », résume-t-il.

Le coordonnateur ajoute que le local n’est pas réservé aux réfugiés et immigrants, mais à tout le quartier. On veut justement créer des liens entre immigrés et non-immigrés pour prévenir les tensions sociales.

À plus long terme, les intervenants souhaitent que la rue Claude-Martin cesse d’être un lieu de passage. « [Ce serait bien] si on pouvait donner le goût aux familles de rester ici, de faire leur vie ici », poursuit-il.

Le budget pour cette année s’élève à 73 000 $, mais l’équipe pense que ce sera bientôt avantageux financièrement pour les services de santé, puisqu’on pourra intervenir sur les problèmes en amont.



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