La balle est dans le camp d’Agnès Maltais, selon la Ville de Québec

La conseillère municipale Chantale Gilbert renvoie la balle à Agnès Maltais dans le dossier de la Maison de la culture de Saint-Sauveur, afin que la députée péquiste réclame un financement au ministère de la Culture.

Après tout, dit Mme Gilbert, la députée de Taschereau a déjà donné son appui aux citoyens qui réclament une telle maison. « Ils n’interpellent pas les bonnes personnes. Qu’ils interpellent la députée si elle pense que ça prend une maison de la culture. »

La représentante du district où se trouve le quartier Saint-Sauveur plaide que ce n’est pas dans la « mission » de la Ville de piloter ce genre de projet. Elle ajoute que le modèle des maisons de la culture n’est pas présent à Québec, contrairement à Montréal.

En ce qui concerne l’idée d’établir un point de service de la bibliothèque dans le quartier, elle souligne qu’il ne serait pas nécessairement dans le bâtiment où se trouvait le Centre Durocher. Ce service complètement automatisé permettrait aux résidants de commander et de réserver des livres et de les récupérer au même endroit. Avant Saint-Sauveur, la Ville doit le tester dans l’ancienne église du quartier Montmorency, à Beauport.

Chantale Gilbert ajoute que les résidants de Saint-Sauveur sont chanceux d’être à proximité de la Bibliothèque centrale Gabrielle-Roy, qui est rénovée à grands frais dans le quartier voisin de Saint-Roch.

« Dans Vanier et Beauport, l’offre en culture est encore plus limitée, dit-elle. Au moins, Saint-Sauveur est à côté des pôles culturels comme Saint-Roch. »

 

Quartier en « mutation »

Tout en reconnaissant que les équipements publics sont limités dans le secteur, elle ajoute que le quartier est en pleine « mutation ». Ainsi, les nouveaux établissements qui poussent dans la rue principale (Saint-Vallier) — comme la très attendue microbrasserie — offrent déjà ou offriront bientôt des lieux pour tenir des activités culturelles.

Elle signale enfin que le premier étage du bâtiment à logements qui remplacera le Centre Durocher est libre et prêt à accueillir un organisme local. « Il y a un bel espace, dit-elle. Action-Habitation [NDLR : le responsable du projet] est prêt à garder un étage, mais il n’y a pas un seul organisme du quartier qui a levé la main. Il pourrait y avoir quelque chose de communautaire à cet endroit-là, mais il faut aussi que les gens aient déjà un financement. »