Labeaume dit non à Vinci Park

Le maire de la ville de Québec, Régis Labeaume
Photo: Yan Doublet Le Devoir Le maire de la ville de Québec, Régis Labeaume

Le maire de Québec, Régis Labeaume, ne veut rien entendre des propositions de Vinci Park qui souhaite prendre en charge toute la gestion des stationnements dans les municipalités du Québec. L’entreprise, qui est déjà présente dans les aéroports, centres commerciaux et immeubles de bureaux, lorgne désormais du côté du stationnement sur rue.

« Nous n’avons aucun avantage à ce que l’entreprise privée ait le monopole des stationnements à Québec », a déclaré M. Labeaume lundi lorsqu’interrogé à ce sujet.

En début d’année, Vinci s’est inscrite au Registre des lobbyistes dans l’intention de vendre son projet à une vingtaine de villes québécoises, dont Québec. La liste comprend aussi Montréal, Rimouski, Trois-Rivières et Val-d’Or.

À Québec, M. Labeaume craint qu’un tel virage ne fasse grimper les prix. « Ce serait à mon sens extrêmement dangereux parce qu’ils auraient le contrôle surtout du prix des stationnements. […] Il faut protéger le public là-dedans. »

Inquiétudes autour de l’eau

Le maire de Québec a tenu ces propos un peu avant la séance du conseil municipal de lundi, la dernière avant les vacances. M. Labeaume en a profité pour rappeler que son administration avait finalement signé des conventions collectives avec tous ses groupes d’employés. Il a dit que tous les groupes « avaient accepté des compromis corrects ».

Sur le front financier, le maire a parlé de « belles surprises » dans le prochain budget quant à la réduction de la dette. Il répète depuis des années que cette dernière commencera à diminuer en 2016. Dans la question controversée des ordures, il a par contre reconnu que le dossier était « perfectible ».

L’opposition a posé beaucoup de questions sur le dossier de l’eau et de la détérioration du Lac-Saint-Charles, qui est la principale source d’approvisionnement en eau potable de la ville. « Un autre été est en train de passer et rien n’est fait », a fait valoir le chef de l’opposition Paul Shoiry. Ce dernier reproche notamment au maire de manquer de transparence en refusant de rendre publiques les études qu’il a en sa possession depuis un an sur le sujet. « Le maire manque de transparence dans ce dossier-là. »

Régis Labeaume n’a pas voulu s’attarder sur ce point précis en disant qu’il avait « plein d’études ». Mais il a promis « un vaste plan » dans le dossier à l’automne. « Je suis très préoccupé par l’état de tous les lacs au nord de Québec, a-t-il ajouté. Il va falloir se poser de sérieuses questions sur l’avenir du développement. »

Nouvelle tentative de sauvetage du Carnaval

La Ville de Québec a débloqué une aide de 500 000 $ pour combler le déficit du Carnaval de Québec, qui est en difficulté. Le maire de Québec et le ministre responsable de la région, Sam Hamad, ont aussi annoncé lundi après-midi qu’ils étaient intervenus pour changer la gouvernance de l’événement en remplaçant 7 des 12 membres du conseil d’administration par une « équipe de choc ».

« Le gouvernement ne peut pas laisser aller le Carnaval », a résumé le ministre Hamad. L’annonce a été faite à l’hôtel de ville en l’absence du directeur de l’événement, Yann Latouche. Le maire impute les problèmes du Carnaval surtout à la baisse des revenus de commandites. Ces dernières années, l’organisation a multiplié les remises en question, ce qui a mené notamment au retour des Duchesses en 2014.


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