La Ville de Québec veut faciliter l’achat d’une première propriété

La Ville de Québec a réservé 2 millions de dollars pour le programme « Accès famille ».
Photo: Olivier Zuida Le Devoir La Ville de Québec a réservé 2 millions de dollars pour le programme « Accès famille ».

Pour encourager les familles à rester sur son territoire, la Ville de Québec leur offre désormais de payer la mise de fonds sur l’achat de leur première maison.

La mise de fonds empêche beaucoup de familles à revenus modestes d’accéder à la propriété, a déploré mardi le maire de Québec, Régis Labeaume. « Ce qui est difficile, c’est d’avoir l’argent comptant », a-t-il dit lors de l’annonce. Le programme, a-t-il souligné, faisait partie de ses engagements électoraux en 2013.

L’aide prendra la forme d’un prêt sans intérêts équivalant à 5 % de la transaction, soit la mise de fonds exigée par la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL). Les participants devront toutefois rembourser l’équivalent de 5 % de leur marge de profit lors de la revente.

Le programme « Accès famille » cible les adultes avec enfant(s) dont les revenus bruts n’excèdent pas 110 000 $. Les personnes intéressées pourront s’inscrire à compter du 27 avril.

La Ville a réservé 2 millions de dollars pour ce projet. Sur plusieurs années, on se dit prêts à investir jusqu’à 7,8 millions, soit l’équivalent de prêts pour 600 familles.

Pour l’administration Labeaume, il s’agit aussi d’une façon de freiner l’étalement urbain, a-t-on souligné. Dans la région, un nombre grandissant de premiers acheteurs préfèrent actuellement s’installer en périphérie, dans des secteurs comme Sainte-Brigitte-de-Laval ou la région voisine de Portneuf.

Marché au ralenti

 

L’opposition à vivement critiqué le programme en faisant valoir notamment que certains promoteurs offrent déjà des promotions incluant le paiement des mises de fonds. À cela, le maire a répondu que son programme permettra de toucher plus de gens. Par contre, ses critères seront plus sévères que ceux des promoteurs.

Ralph Koehler, de Développements Robko, fait partie de ces promoteurs. En un an et demi, il a vendu ainsi une quarantaine de maisons jumelées et de maisons de ville.

 

Il espère que le nouveau programme permettra de fouetter le marché, qui est un peu trop au ralenti à son goût. « Ce qui est dur ces temps-ci, c’est les premiers acheteurs. Ça va sûrement aider. »

Toutefois, il estime que certains promoteurs seront réticents à y participer parce que la SCHL exige d’eux qu’ils vendent leurs propriétés 5 % de moins que le prix courant.

Les projets de Robko assurés par la SCHL se trouvent tous en banlieue éloignée, aux limites du périmètre urbain. Un autre promoteur présent à l’annonce, Patrick Thériault, s’est dit persuadé de pouvoir participer au programme avec des unités situées plus au centre, mais ce sont toutes des condominiums.

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