Les arrondissements écopent des coupes

À l’échelle de la Ville, c’est l’équivalent de 55 postes qui disparaissent et de 10 qui s’ajoutent sur des effectifs totaux de 5061 personnes dans le budget 2015.<br />
Photo: Olivier Zuida Le Devoir À l’échelle de la Ville, c’est l’équivalent de 55 postes qui disparaissent et de 10 qui s’ajoutent sur des effectifs totaux de 5061 personnes dans le budget 2015.

Une bonne partie des postes abolis par la Ville de Québec cette année se trouvent dans les arrondissements. L’arrondissement de la Cité est particulièrement touché, avec la perte de l’équivalent de 11 emplois, dont la majorité sont occasionnels.

Trois postes réguliers et sept occasionnels ont été abolis à l’arrondissement de la Cité, dont trois emplois de coordonnateurs aux équipements de loisirs.

Lors de l’étude du budget en comité plénier, le directeur de l’arrondissement, Claude Lirette, a assuré qu’il n’y aurait « aucun impact sur les services aux citoyens ». Ces coupes, a-t-il dit, découlent du transfert en impartition d’une partie du service des loisirs à des organismes communautaires.

Dans l’ensemble des arrondissements qui comptent au total 1457 employés, on a éliminé l’équivalent de 27 emplois, mais on en a aussi créé 13. Outre celui de la Cité, les arrondissements des Rivières (–4), de Sainte-Foy–Sillery–Cap-Rouge (–6) et de Haute-Saint-Charles (–6) sont également touchés, tandis que Charlesbourg voit ses effectifs augmenter (+4).

Dans plusieurs cas, il s’agit de départs à la retraite, dont les postes libérés n’ont pas été pourvus (des postes de chauffeurs, de commissionnaires ou d’auxiliaires de plateau, par exemple).

55 postes en moins

À l’échelle de la Ville, c’est l’équivalent de 55 postes qui disparaissent et de 10 qui s’ajoutent sur des effectifs totaux de 5061 personnes dans le budget 2015.

 

Outre les arrondissements, cela touche la gestion des immeubles (–6), les travaux publics (–6) et la culture (–5).

Au cours du même exercice, le Service de police a quant à lui gagné 11 employés. La Direction de la gestion des immeubles, notamment, se départ de trois postes de préposés à l’entretien du mobilier urbain et des équipements de loisirs.

Le Devoir a cherché en vain à obtenir une entrevue avec le Service des ressources humaines pour en savoir davantage sur la stratégie d’embauche et les abolitions de postes. Une demande déposée il y a deux semaines est restée sans réponse.

Ces compressions s’inscrivent dans une réforme à long terme de l’administration entamée par le maire de Québec, Régis Labeaume, à son arrivée. Lundi à la séance du conseil municipal, il a rappelé avec fierté qu’il y avait aujourd’hui 135 employés de moins à la Ville de Québec depuis les fusions municipales.

Dans les faits, la Ville a aboli beaucoup plus de postes (700), mais ces derniers ont été compensés par des embauches. À la fin de novembre, par exemple, le comité exécutif a approuvé la création d’une série de postes de techniciens au rôle d’évaluation, en informatique et à la foresterie urbaine et en environnement et salubrité.

Les séances du comité plénier sur le budget ont pris fin tôt mardi après-midi avec l’étude des arrondissements. Les élus doivent adopter le budget et le programme triennal d’immobilisations lors d’une séance spéciale du conseil municipal vendredi matin.