Le déficit atteint 595 millions à Québec

Régis Labeaume a par ailleurs rabroué les critiques du projet immobilier de la Fondation Famille Jules-Dallaire en gestation sur les terres des Sœurs de la Charité.
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne Régis Labeaume a par ailleurs rabroué les critiques du projet immobilier de la Fondation Famille Jules-Dallaire en gestation sur les terres des Sœurs de la Charité.

Les déficits cumulés des régimes de retraite des employés de la Ville de Québec s’élèvent à 595 millions de dollars selon des mises à jour présentées lundi. C’est à 5 millions près ce que le maire de Québec annonçait ces derniers mois.

En point de presse, le maire Régis Labeaume a souligné que les syndicats avaient eu tort de croire que les bons rendements de la Bourse allaient réduire les déficits. À Québec, leur effet serait annulé par le vieillissement de la population et ce que les actuaires appellent les tables de mortalité, a-t-il expliqué.

« On a augmenté de 80 millions après quatre ans malgré l’embellie des marchés donc il n’y a rien qui peut se régler tout de suite, et c’est pour ça qu’il y a eu la loi 3 », a-t-il ajouté.

À cet égard, la loi 3 sur les régimes de retraite n’est pas prise en compte dans les évaluations présentées lundi. Pour mesurer leur impact, il faudra attendre au 19 janvier pour une nouvelle présentation de la ville sur le sujet.

Mais déjà, le maire prévient que l’écart sera mince. « Vous allez voir, on va avoir une baisse, mais pas celle qu’on attend. Ça fait juste ralentir l’augmentation. »

Terres des Soeurs de la Charité

Le maire a en outre réagi aux critiques du projet résidentiel de la Fondation Famille Jules-Dallaire sur les terres des Soeurs de la Charité à Beauport. Samedi, le Conseil régional de l’Environnement disait craindre que l’ajout de 15 000 résidences à cet endroit fasse augmenter la circulation et nuise à l’attrait d’autres secteurs que la Ville veut requalifier (comme le secteur du boulevard Laurier, ou encore les écoquartiers).

Selon lui, il n’y a pas matière à s’inquiéter. « C’est un projet sur 15 ans. On va voir en temps et lieu. […] On va faire ce qu’il faut le temps venu », a-t-il dit.

L’ajout d’autant d’unités sur le marché est aussi selon lui une bonne chose en soi. « Trop d’unités, moi, ça ne me dérange pas. Quand il y a trop d’unités, ça veut dire que les prix montent moins haut. C’est plus accessible. Je suis très heureux de ça. »

Cela pourrait attirer, dit-il, des jeunes familles qui actuellement vont s’installer beaucoup plus loin, vers Portneuf ou ailleurs dans la couronne, pour trouver des résidences à prix abordable.

Il affirme en outre que le nouveau projet de Beauport et les projets de la ville ailleurs ne sont pas destinés à la même clientèle. « Les retraités s’en viennent en ville et à Sainte-Foy », a-t-il dit.

5 commentaires
  • Pierre Lefebvre - Inscrit 16 décembre 2014 06 h 18

    Rien réglé

    Est que notre petit Napoléon est en train de préparer le terrain à une hausse de taxes comme les maires de Laval et Longueil, mais sans mettre ça sur le dos de Moreau ? L'avenir nous le dira.

    J'adore lire entre les lignes. Nous ne sommes pas tous des crétins, messieurs.

    Bonne journée.

    PL

  • Sylvain Auclair - Abonné 16 décembre 2014 07 h 54

    Mauvaise gestion

    Un tel déficit veut seulement dire que la partie patronale a pris de mauvaises décisions. On se rappelle qu'il y a quelques années, les caisses étaient en surplus, mais que personne n'a pensé diviser ce surplus avec les employés.

  • Claude Saint-Jarre - Abonné 16 décembre 2014 09 h 04

    Peinturer le pont

    Vite, peinturons le pont de Québec.

    • Claude Saint-Jarre - Abonné 16 décembre 2014 09 h 17

      Déficit démocratique de 3000 milliards$ au Québec. Ne pas me contester sinon c'est un déficit d'intelligence!

  • Jacques Baril - Inscrit 16 décembre 2014 11 h 39

    Québec, capitale nationale(!)

    Il est fort «en afffaires» immobilières, c'te maire. « Trop d’unités, moi, ça ne me dérange pas. Quand il y a trop d’unités, ça veut dire que les prix montent moins haut (sic). C’est plus accessible. Je suis très heureux de ça. » Combien de logements «abordables» dans le projet? Il est aussi très fort en géographie (géo-politique). « Les retraités s’en viennent en ville et à Sainte-Foy » Sainte-Foy! c'est pas en ville?! Et Beauport, et...(!) Misère. Pour moi, il n'y a pas de compromis. C'est Montréal ou Rimouski. Et comme Montréal me saigne de plus en plus alors, «exsangue», j'irai, «écoeuré», non pas «mourir», mais «crever» à Pointe-au-Père. Grosse fatigue.