Biométhanisation: Régis Labeaume hésite malgré l’argent investi

L’administration Labeaume n’est plus certaine que la biométhanisation est la meilleure technologie pour disposer de ses matières putrescibles. Or son projet de centre de biométhanisation est déjà avancé.

« On teste des affaires, si c’est pas possible de faire autre chose pour moins cher », a expliqué le maire Régis Labeaume en fin de journée mercredi.

Le centre de biométhanisation est l’un des plus gros projets d’infrastructures de la Ville de Québec, avec des investissements prévus de près de 98,5 millions de dollars. La Ville y travaille depuis 2011, mais les appels d’offres pour la construction n’ont pas encore débuté.

La biométhanisation permet de transformer les déchets organiques en biogaz. L’usine que projette de construire la Ville doit être construite près des terrains du port de Québec dans le quartier Limoilou.

Or la Ville a découvert l’existence d’une nouvelle « technologie » qui pourrait se révéler plus performante. Le maire n’a pas voulu dire de quoi il s’agissait, comment il l’a découverte et si elle était déjà utilisée ailleurs. Il a toutefois signalé qu’il serait « étonné » que ça marche.

« On ne veut pas un an après s’apercevoir qu’il y a une technologie qu’on n’aurait pas vue. […] Le gouvernement normalement aurait dû le voir, mais on [ne] prend pas de chances. »

Ces doutes ont été révélés lors d’un échange en comité plénier quand l’opposition a demandé si la Ville examinait d’autres façons de récupérer les matières putrescibles. Le vice-président du comité exécutif, Jonatan Julien, a alors dû reconnaître que oui.

De la mauvaise gestion, selon l’opposition

Or le maire joue de prudence parce que ce projet est subventionné en grande partie par le ministère du Développement durable (43,6 millions), dont la subvention n’est associée qu’à la biométhanisation.

Pour l’opposition, c’est un bel exemple de mauvaise gestion. « C’est assez incroyable », a lancé le chef, Paul Shoiry. Selon ses calculs, la Ville a déjà investi 5 millions dans ce projet en achat de terrains et en services professionnels notamment.

« Et là, on nous dit qu’on ne sait plus si c’est la bonne affaire. Est-ce à dire que les 5 millions de dollars ont été gaspillés ? » M. Shoiry reconnaît toutefois qu’il a lui-même ses réserves vis-à-vis de ce projet coûteux.

1 commentaire
  • Sylvain Auclair - Abonné 11 décembre 2014 07 h 28

    Meilleure technologie?

    De quoi s'agit-il?