Les cols blancs de Québec en grève le 3 juillet

Selon le syndicat, la Ville de Québec a une « attitude fermée » à la table de négociation et l’administration Labeaume a adopté une « politique des mains vides ».
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne Selon le syndicat, la Ville de Québec a une « attitude fermée » à la table de négociation et l’administration Labeaume a adopté une « politique des mains vides ».

Le syndicat des cols blancs de la Ville de Québec met ses menaces à exécution et annonce qu’il sera en grève générale illimitée à partir du 3 juillet prochain.

 

Selon le syndicat, la Ville de Québec a une « attitude fermée » à la table de négociation et l’administration Labeaume a adopté une « politique des mains vides ».

 

Par contre, le syndicat ne mentionne pas dans son communiqué le dossier des déficits des régimes de retraite et le projet de loi présenté par le gouvernement Couillard. On ne peut en outre pas savoir si cela a pu jouer un rôle dans le déclenchement de la grève puisque le syndicat se refuse à tout autre commentaire.

 

Malgré le dépôt de l’avis de grève, il se dit disposé à négocier avec la Ville d’ici au 3 juillet. Il annonce même qu’il ne fera « aucun autre commentaire » d’ici là « dans l’espoir de laisser la chance à la négociation de suivre son cours. »

 

Services essentiels

 

Le syndicat pouvait déclencher la grève à tout moment depuis qu’il avait obtenu un mandat de ses membres à l’automne dernier pendant la campagne électorale municipale. Il avait alors reçu l’appui de 88 % des membres. Sur les quelque 2000 membres, 908 s’étaient prévalus de leur droit de vote.

 

La date prévue pour le déclenchement de la grève — le 3 juillet — coïncide avec les célébrations de la fondation de la ville. Dans son communiqué, le syndicat s’engage à « assurer les services essentiels », mais il faudra attendre l’avis du Conseil des services essentiels, dans quelques jours, pour savoir exactement quels services seront maintenus.

 

À la Ville, on s’est refusé à tout commentaire sur l’avis de grève. Le maire Régis Labeaume est quant à lui à Thunder Bay pour une réunion des maires des Grands Lacs. Les cols blancs sont sans contrat de travail depuis décembre 2010.