L’axe cyclable Père-Marquette achevé cet été

Un cycliste utilise le corridor cyclable au coin de la rue Raymond-Casgrain et de l’avenue Louis-Fréchette. Le premier parcours pour vélos a permis de tester différents outils, dont le marquage au sol.
Photo: Francis Vachon - Le Devoir Un cycliste utilise le corridor cyclable au coin de la rue Raymond-Casgrain et de l’avenue Louis-Fréchette. Le premier parcours pour vélos a permis de tester différents outils, dont le marquage au sol.

Québec — Tandis que Montréal se remet du décès brutal d’une cycliste, la Ville de Québec complète son premier parcours sécuritaire pour vélos en haute-ville.

 

Attendu depuis des années, le « corridor cyclable » dans l’axe de Père-Marquette permettra de se déplacer sur deux roues entre l’Université Laval et la colline parlementaire.

 

« On pense que tout va être fini d’ici le milieu ou la fin juin », signale le conseiller municipal responsable du dossier, Sylvain Légaré.

 

Annoncé dès 2008 par l’administration Labeaume, ce projet a rencontré son lot d’embuches. À l’origine, le parcours devait prendre la forme d’une piste en continu sur le boulevard René-Lévesque. Or, la Ville a changé d’idée en 2009 en misant sur Père-Marquette et un parcours sinueux parmi des rues résidentielles.

 

Le groupe provélo Accès transports viables regrette encore cette décision et son directeur Étienne Grandmont s’attend à ce que les cyclistes aguerris continuent d’emprunter René-Lévesque malgré l’absence de piste.

 

Malgré tout, il croit que Père-Marquette marque une étape importante parce qu’on y a « testé » beaucoup d’outils tels les premiers contresens cyclables (sur Fraser, sur Père-Marquette) et les premiers aménagements avec bollards pour atténuer la circulation automobile aux intersections. D’ailleurs, souligne-t-il, trois fois moins de voitures circulent dans la portion est depuis le projet pilote l’an dernier.

 

Il reste toutefois beaucoup à faire d’ici juin, reconnaît Sylvain Légaré. « Il faut ajouter des aménagements paysagers, de la signalisation, du marquage [au sol] et du pavage. » La portion entre l’ex-collège Bellevue et l’Université Laval n’est pas finie.

 

Par ailleurs, la stratégie de la ville en matière de vélo reste à définir, ce qui selon M. Légaré se ferait à l’automne. « La façon dont on va le faire n’est pas définie, mais c’est sûr qu’on va faire un [comité] plénier », dit-il.

 

Ainsi, la consultation annoncée en décembre pour ce printemps n’aura pas lieu du moins pour l’instant, explique-t-il. La Ville de Québec souhaite raccorder les portions du réseau qui existent déjà, notamment au nord de la piste sur Pierre-Bertrand. On compte aussi faire du « développement » entre autres sur Chauveau entre L’Ormière et Saint-Jacques.

 

***

Tolérance du SPVM sur les trottoirs

Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) compte faire preuve de « discernement » envers les cyclistes qui roulent sur les trottoirs pour leur sécurité. « Dans une situation où il est visiblement dangereux pour un cycliste de circuler dans la rue, il circule sur le trottoir. On va demander aux policiers de ne pas émettre de constat, d’utiliser au maximum leur pouvoir discrétionnaire. Si le cycliste, par contre, circule de façon téméraire sur le trottoir où il y a des personnes âgées, par exemple, on va émettre un constat », dit l’inspecteur André Durocher. Le SPVM et d’autres partenaires mettent en garde les cyclistes contre les angles morts des véhicules lourds, comme les camions ou les autobus : « Attention, surtout lors des virages à droite aux intersections, les conducteurs ne vous voient peut-être pas. »

3 commentaires
  • André Michaud - Inscrit 1 mai 2014 10 h 32

    Chaussée sécuritaire ?

    Espérons que ce ne sera pas plein de nids de poule qui oblige à quitter la piste cyclable..sinon ça ne servirait à rien !

    À Québec les employés de la voirie travaillent de façon très bizarre.

    Devant chez-moi il y a un gros trou. Encore ce matin, pour au moins la douzième fois en trois semaines il y a un camion avec un employé qui vient regarder le trou...et encore pas de réparation !!! Pourquoi perdre temps et argent à venir 20 fois voir un trou avant de le réparer? Quelle gestion de broche à foin!

    Au privé on ne perd pas autant de temps et d'argent en sparages , on agit! Faudra t'il privatiser pour avoir enfin un service efficace?

    • Jean Richard - Abonné 1 mai 2014 13 h 43

      On a refait la chaussée de la rue devant chez-moi. Bien sûr, la construction des rues urbaines est confiée à l'entreprise privée. À peine cinq ans plus tard, cette rue ressemble à une rue de 20 ans. Les poules imaginaires s'y sont déjà construit des nids et maintenant, c'est la ville qui doit ramasser les œufs cassés.

      Vous avez raison : au privé, on ne perd pas de temps et d'argent à construire des chaussées qui durent. On sait que lorsque la piètre qualité de la construction fera surface, ce qui se fait vite, ce seront la ville et les cols bleus qui seront blâmés, par les médias-poubelles et leurs fidèles auditeurs ou lecteurs.

      Le gros trou devant chez-vous M. Michaud, ne viendrait-il pas du savoir-tricher, du savoir-bâcler, du savoir-se-défiler de l'entreprise privée ?

    • André Michaud - Inscrit 2 mai 2014 00 h 30

      @ M.Richard

      Ce sont les employés de la ville avec leurs camions qui sont venus creuser le trou pour faire une réparation , pas des gens du privé ! Ils ont refermé le trou et asphalté.

      Dans les jours suivant une grue jaune grattant la rue glacée a arrachée un gros morceau d'asphalte..( conducteur privé ou public ?) . Et suite à cela les visites des camions de la ville se succèdent..sans donner suite.