Le maire Labeaume préoccupé par le sort des animaux domestiques

Une résidante de Québec s’est présentée devant les élus pour réclamer qu’on empêche les animaleries de vendre des animaux issus d’usines de production.
Photo: Jacques Grenier - Archives Le Devoir Une résidante de Québec s’est présentée devant les élus pour réclamer qu’on empêche les animaleries de vendre des animaux issus d’usines de production.
Québec — Une proposition visant à encadrer la vente d’animaux domestiques a été bien accueillie par le maire de Québec mardi.

Une résidante de la ville du nom de Joëlle Guillet s’est présentée devant les élus pour réclamer qu’on empêche les animaleries de vendre des animaux issus d’usines de production.

La jeune femme plaide que les chats et les chiens sont mal traités dans la plupart de ces usines. Une situation d’autant plus dérangeante que les refuges regorgent d’animaux déjà stérilisés qui finissent euthanasiés. L’organisme qu’elle a fondé, Voix animale, a recueilli 4500 signatures pour sa pétition.

«Est-ce que Québec va faire la fierté de ses citoyens en étant la première ville québécoise à mettre un terme à la vente commerciale de chiens et de chats?», a-t-elle demandé.

Le conseiller Patrick Voyer a rétorqué qu’il comptait doter la ville d’un «plan global» à ce propos. Ce dossier, dit-il relève de la sécurité publique. Un peu avant, Régis Labeaume avait dit que la «documentation» de Mme Guillet «faisait complètement du sens». «Je partage complètement, complètement les préoccupations de ceux et celles qui sont intervenus là-dessus.»

Mme Guillet signale qu’en Ontario, les villes de Toronto, Richmond, Mississauga et Kingston interdisent la vente d’animaux à l’extérieur des partenariats avec les refuges désignés par la ville. Selon elle, la Loi québécoise sur les compétences municipales permet aux villes québécoises d’intervenir en ces matières.

Vérification faite, l’article 63 de cette loi dit qu’une ville peut «mettre en fourrière, vendre à son profit ou éliminer tout animal errant ou dangereux». Elle peut aussi «conclure une entente avec toute personne pour l'autoriser à appliquer un règlement de la municipalité concernant les animaux.»
1 commentaire
  • gaston bergeron - Abonné 22 avril 2014 21 h 41

    « faire du sens » n'est pas français

    Comment M. Labeaume, maire de la capitale du Québec, ville universitaire et lui-même diplômé universitaire peut-il faire une pareille erreur? C'est vrai que Québec est aussi la capitale des radios-poubelles... Elles l'auront peut-être contaminé.