Nickel: rien d’anormal au-delà de Limoilou, selon le ministère

Le ministère du Développement durable a prélevé des échantillons de poussière jusqu’à Lévis l’été dernier pour vérifier les taux de nickel au-delà de Limoilou. Résultat : rien d’anormal.

 

« Ces résultats-là n’indiquent pas de présence anormale de taux dans les poussières », a signalé le porte-parole du ministère Frédéric Fournier.

 

Le ministère a prélevé des échantillons dans un rayon de 2 à 10 kilomètres autour du port à l’est, au nord et au sud y compris à l’île d’Orléans et à Lévis.

 

Son personnel a aussi fait des vérifications dans le secteur de Beauport où l’on n’a pas non plus trouvé de « contamination ». Même chose pour des échantillons prélevés à la baie de Beauport qui n’affichaient pas de taux préoccupants, souligne le porte-parole.

 

Le Devoir a appris l’existence de ces résultats la semaine dernière en posant des questions sur les concentrations de nickel à la baie de Beauport. Lors du Salon sur les technologies environnementales, un chercheur avait estimé qu’elles battaient tous les records à cet endroit.

 

La porte-parole du groupe Vigilance Port de Québec, Véronique Lalande, réclame aussi depuis longtemps qu’on fasse d’autres études pour mesurer les taux de nickel et d’autres minéraux sur un territoire plus grand.

 

Jusqu’à présent, la seule étude du ministère à avoir été rendue publique porte sur l’impact du nickel dans Limoilou. Elle a établi clairement que les concentrations élevées de ce minerai dans l’air provenaient du Port.

 

Or le ministère ne voit pas la pertinence « pour l’instant » de mener d’autres études d’échantillonnage ailleurs sur le territoire, indique M. Fournier.

 

Du côté de la Direction régionale de la santé publique (DRSP), on semble aussi rassuré par l’état actuel des choses. « S’il y avait matière à s’inquiéter, il y aurait un avis de santé publique d’émis », a expliqué la porte-parole, Marianne Potvin.

 

Interrogée sur le travail de prévention mené par la DRSP, elle ajoute que ce n’est pas dans son mandat de produire des études et qu’un « comité sectoriel » a été constitué pour surveiller le dossier du nickel.

 

Ce comité compte des représentants du Port de Québec, de la compagnie Arrimage du Saint-Laurent, des ministères du Développement durable et des Transports ainsi que de la Ville. « Le directeur de la Santé publique leur a demandé d’avoir des mesures qui font de la mitigation de risque, poursuit-elle. À chaque rencontre, un nouveau participant présente ce qu’il fait […] Ça se passe bien. Il y a beaucoup de volonté. »

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