La conseillère municipale déçue par Arrimage Québec

Suzanne Verreault
Photo: Équipe Labeaume Suzanne Verreault

La conseillère municipale du district de Limoilou, Suzanne Verreault, est très déçue des dernières réactions d’Arrimage Québec (AQ) aux récents épisodes de poussière rouge.

 

« C’est une grande déception », a déclaré la conseillère qui siège également au comité de vigilance du Port de Québec. Mme Verreault aurait aimé qu’Arrimage Québec manifeste davantage d’empathie envers les résidants de son secteur. « Il n’y a pas une phrase [dans leur réaction] qui dit qu’ils sont désolés pour les citoyens et que ça devrait être la priorité », déplore-t-elle.


Nouvel épisode

 

Le 11 janvier dernier, des résidants de Limoilou ont diffusé des photos montrant des traces de poussière rouge sur des rebords de fenêtres dans le quartier. Puis, ce jeudi, le ministère du Développement durable transmettait un avis de non-conformité à l’entreprise Arrimage Québec pour un autre épisode de poussière survenu deux jours plus tôt dans la zone portuaire.

 

AQ a répondu à l’avis du ministère via une lettre d’avocat. Quant au second épisode observé le 11 janvier dans le quartier Limoilou, il est toujours en analyse au ministère. Interrogée à ce propos, la vice-présidente de la compagnie, Johanne Lapointe, avait dit n’avoir rien relevé d’anormal dans ses outils de surveillance.

 

Selon Mme Verreault, l’entreprise devrait « penser aux citoyens » et « s’élever » au-dessus des enjeux juridiques. Arrimage Québec a par ailleurs entrepris un recours en justice en décembre pour faire reconnaître que le ministère du Développement durable n’a pas autorité sur elle en matière de surveillance environnementale.

 

« On est pris dans un tourbillon d’aspects juridiques », note la conseillère municipale. « Et les grands perdants là-dedans, c’est les citoyens. » La population, ajoute-t-elle, est « en attente qu’un geste soit posé ».