2014, année de négociations pour Régis Labeaume

Régis Labeaume avait fait des retraites un enjeu électoral.
Photo: Yan Doublet - Le Devoir Régis Labeaume avait fait des retraites un enjeu électoral.

Le maire de Québec, Régis Labeaume, croit que les échanges avec les syndicats municipaux augurent bien pour les négociations sur les conventions collectives en 2014.

 

« Ça va être une grosse année de négociations », a-t-il lancé en parlant d’un blitz de rencontres à partir des troisième et quatrième semaines de janvier. « Nous autres, on veut régler. Il y a des groupes qui veulent régler aussi », a-t-il déclaré lors d’un bref bilan de fin d’année vendredi.

 

La Ville vient d’ailleurs de s’entendre avec l’Alliance des professionnels sur un élément clé de la convention collective, la classification des emplois, s’est réjoui le maire. Cet enjeu, a-t-il souligné, traînait depuis les fusions municipales.

 

Le politicien était par ailleurs « très content » de l’avancement du dossier des régimes de retraite. « Je ne sais pas si vous réalisez en trois mois le chemin qu’on a fait. […]On en a fait un thème électoral. Pendant l’élection, jeme suis lancé tout seul encore et depuis l’élection, ç’a vraiment débourré. »

 

M. Labeaume a aussi répliqué aux commerçants qui se sont plaints cette semaine de la hausse de taxe (2,7 %) et de l’ajout de parcomètres. « On investit 500 millions dans l’économie. Ça ne se faisait pas avant ! »

 

À propos de l’amphithéâtre, il constate avec satisfaction que les gens sont de moins en moins préoccupés par d’éventuels dépassements de coûts. « Les gens sont apaisés par rapport à l’issue de tout ça, dit-il. Ce n’est plus une thématique. »

 

« On verra » pour le Port

 

Interrogé sur le dossier controversé du Port de Québec, il s’est fait avare de commentaires. « On verra », a-t-il dit. Plus tôt cette semaine, le chef de l’opposition à la Ville, Paul Shoiry, avait déclaré que rien n’était « réglé » et qu’il entendait talonner M. Labeaume dans le dossier au retour des Fêtes.

 

L’opposition a quant à elle fort à faire pour structurer son jeune parti, Démocratie Québec. M. Shoiry a toutefois réitéré qu’il n’était pas pressé de prendre une décision sur son chef (actuellement, M. Shoiry dirige l’équipe d’élus et le candidat défait à la mairie, David Lemelin le parti). M. Lemelin a dit qu’il réfléchirait à la question pendant les vacances. « C’est à lui de se décider et s’il décide de rester chef, il y a énormément de travail à faire. »

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