Élections municipales - Démocratie Québec refuse de dévoiler les noms de ses donateurs

Certains donateurs de DQ disent craindre les représailles de Régis Labeaume.
Photo: La Presse canadienne (photo) Jacques Boissinot Certains donateurs de DQ disent craindre les représailles de Régis Labeaume.

Malgré les pressions de Régis Labeaume, le parti d’opposition Démocratie Québec refuse de rendre publique la liste des donateurs de son parti. Son chef David Lemelin invoque la peur que suscite le maire chez ces derniers.

 

« Nombre d’individus nous ont dit : “Si mon nom apparaît sur les listes, c’est dangereux pour moi” », dit-il en faisant allusion non pas à leur sécurité, mais à d’éventuelles conséquences sur leurs affaires. On vit dans une ville un peu comme la Corée du Nord, où il faut se méfier du leader de la ville. »

 

La veille, Régis Labeaume avait fait valoir que Démocratie Québec manquait de transparence. « Ils contournent la loi en vendant des billets à 95 $ parce que la loi impose que ce soit 100 $ pour que [les donateurs] soient connus. […]Nous leur demandons d’avoir le courage de dire qui les finance. » Interrogé jeudi sur la soi-disant peur qu’il inspire, il a rétorqué à Radio-Canada que c’était « des sornettes ».

 

Plus du quart des donateurs de Démocratie Québec ont acheté des cartes de 95 $ ou fait de plus petits dons. En conférence de presse, David Lemelin a dû reconnaître que ceux qui disaient avoir peur ne constituaient pas une « majorité ».

 

Lemelin réplique

 

Le chef de DQ avait, de toute façon, convoqué les médias pour répliquer à M. Labeaume par une nouvelle attaque sur le financement de son propre parti. L’invitant à la « cohérence », il l’a prié de rembourser les 21 000 $ de dons en provenance du regroupement de camionneurs que favorise la ville. Même chose pour les représentants des firmes d’ingénieurs ciblées par les révélations de la commission Charbonneau.

 

Interrogé à ce sujet, Régis Labeaume s’est dit ouvert à rembourser le personnel des firmes. « On me dit qu’il y a des gens [parmi les donateurs] qui ont été mentionnés [à la Commission]. S’il y en a, on les rembourse immédiatement. » Pour ce qui est des camionneurs, il maintient ce qu’il a dit sur le dossier et répète que la clause préférentielle est légale et a cours depuis l’époque de Jean Pelletier à la Ville de Québec.

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