La Régie du bâtiment se défend

L’organisme gouvernemental a dû se défendre de ne pas avoir mis en oeuvre une recommandation datant de 1997 sur l’entretien des tours de refroidissement. À la suite d’une autre éclosion de légionellose qui avait fait un mort dans la Capitale-Nationale, le ministère de la Santé avait suggéré d’adopter un règlement pour obliger les propriétaires d’immeubles à nettoyer leurs installations.

Devant la coroner Catherine Rudel-Tessier, la Régie du bâtiment a expliqué que le contexte politique de l’époque favorisait davantage un allègement réglementaire plutôt que l’ajout de contraintes aux propriétaires. C’est pour cette raison qu’elle avait préféré préparer un guide de sensibilisation sur l’entretien des équipements de refroidissement.

Cette réglementation souhaitée dans les années 1990 a finalement été adoptée après l’épisode de l’été dernier et entrera en vigueur le 12 mai.

La Régie a par ailleurs plaidé qu’elle n’avait pas l’expertise pour faire face à une telle crise et qu’il n’y avait pas de répertoire des tours de refroidissement, compliquant son intervention.

L’enquête publique reprenait mardi ses activités pour sa deuxième et dernière semaine. Au cours des six jours d’audiences, la coroner Rudel-Tessier doit entendre une douzaine de témoins et d’experts. Elle formulera ensuite ses recommandations dans un rapport.

En plus des 14 morts, la bactérie a affecté quelque 180 personnes et forcé l’hospitalisation de plus de 130 autres.