Québec – Le nickel provient du Port

C'est maintenant officiel, la source des fortes concentrations de nickel mesurées à Québec provient des installations d'Arrimage Saint-Laurent, dans le Port de Québec.

Lundi, le ministère du Développement durable a rendu publique une étude qui montre que ce sont les transbordements de minerai par la compagnie Arrimage Saint-Laurent qui sont en cause.

Interrogé sur la gravité des résultats, le directeur régional du ministère Jean-Marc Lachance, a rappelé que les concentrations de nickel mesurées dans le secteur de Limoilou étaient de deux à huit fois supérieures à la norme. «Si on réagit, c'est parce que ce n'est pas normal».

L'étude du ministère a trouvé une corrélation entre les concentrations de nickel et les heures de vents en provenance du Port. Elle a aussi établi que le nickel contenu dans l'air (la pentlandite) est du même type que celui qui est transbordé dans le Port du vrac. Ces mesures suggèrent que les particules dans l'air ont toutes la même source et que l'autre source envisagée dans le secteur (l'incinérateur) n'était pas en cause.

Le nickel est considéré comme un minerai potentiellement cancérigène, mais les autorités n'ont pas encore établi quelles seront les conséquences de l'exposition sur la santé des résidants touchés. Au ministère, on dit attendre le rapport du directeur de la Santé publique sur le sujet.

Le ministère n'est pas non plus en mesure de dire depuis combien de temps la population est exposée à ces concentrations puisque la norme sur le nickel n'existe que depuis 2011.

Or selon Véronique Lalande, du Comité de vigilance Port de Québec cela remonte à au moins dix ans et qu'il faudra songer à décontaminer le sol en plus de mettre un terme à la contamination.«Moi je le savais depuis longtemps [que la source était le Port]. Maintenant tout le monde le sait.»

Mme Lalande est la résidante de Limoilou qui a sonné l'alarme dans ce dossier après avoir découvert sur son balcon une poussière rouge à l'automne. La poussière s'est révélée être de l'oxyde fer, mais d'autres mesures réalisées par la suite ont révélé l'existence de concentrations anormales de nickel.

Le ministère a transmis lundi un avis de non-conformité à l'entreprise Arrimage-Québec en exigeant notamment qu'il se dote d'un système de transbordement étanche. Une lettre a également été transmise au Port.
1 commentaire
  • Stéphane Laporte - Abonné 16 avril 2013 14 h 59

    Pardon?

    Selon le maire de Québec madame Lalande serait coupable par association? Vraiment?