Financement des partis municipaux - Labeaume défend le financement public

Québec — Le maire de Québec, Régis Labeaume, estime qu’un financement public des partis politiques ne serait pas si coûteux en comparaison aux coûts possibles de la collusion.


Si le financement de la dernière campagne électorale à Québec avait été remboursé par l’État, il en aurait coûté environ 350 000 $, a plaidé le maire. Or, une ville comme Québec donne pour 400 millions de dollars de contrats par an, a-t-il dit devant la commission parlementaire sur le projet de loi 26.


Réticent à ce que 100 % du financement soit assumé par les contribuables, il a suggéré au gouvernement d’être « créatif » et proposé qu’on soutienne les candidats municipaux indirectement en leur offrant du temps d’antenne gratuit à la télévision, par exemple.


« En campagne, c’est difficile de faire passer le contenu. C’est important, le contenu au-delà des personnalités et du spectacle », a-t-il déclaré.


Malgré son appui au projet de loi, le maire a quand même haussé le ton, se disant « écoeuré » par les contraintes imposées par le gouvernement. « Arrêtez de vouloir tout contrôler parce qu’il y a des méchants quelque part ! On est exaspérés à Québec », a-t-il lancé avant d’ajouter qu’il y avait « un gain politique à faire là-dedans ».


Après l’audience, il a nuancé ses propos et dit qu’il n’avait pas de problème avec les règles actuelles, mais craignait qu’on en impose trop dans le futur.


Lors de cet échange, le maire de Québec a lancé que, de toute façon, la pertinence l’emportait sur l’argent et la visibilité, et que son élection en 2007 en était la preuve. « Moi, il y a cinq ans, personne ne me connaissait. »