Fini les bus vides à Québec

Le RTC a revu une vingtaine de parcours de faible achalandage.
Photo: Yan Doublet - Archives Le Devoir Le RTC a revu une vingtaine de parcours de faible achalandage.

Ces dernières années, le maire Labeaume n’a pas manqué une occasion de reprocher au RTC de maintenir en service des lignes peu populaires. Il aimait évoquer le «syndrome de l’autobus vide» et disait voir souvent circuler des bus sans passagers près de chez lui.


Il semble que le message ait fait son chemin. Lundi, le RTC a annoncé qu’à compter du 15 juin le parcours honni par le maire (le 16) arpenterait les rues moins souvent. Même chose pour une vingtaine de parcours moins populaires.


Le RTC réduit la desserte très tôt le matin ou tard le soir, intervient sur les parcours à l’extérieur des heures de pointe et abolit l’un des parcours. Sur certains, on recensait à peine quatre ou cinq passagers sur la totalité du trajet alors que la norme du réseau est de 20 personnes par heure.


La direction pense ainsi libérer 3,9 millions de dollars qui serviront à financer l’augmentation des bus express à l’heure de pointe vers Sainte-Foy. « On avait demandé au RTC d’optimiser, ils ont très bien réussi », s’est réjoui le maire lundi.


Du côté des partisans du transport en commun, la nouvelle a été très bien accueillie. Étienne Grandmont, d’Accès Transports Viables, se réjouit que le « syndrome de l’autobus vide » souvent évoqué par le maire cesse de nuire à l’image du transport en commun.


Il s’interroge toutefois sur la « méthode » qui laisse « présager des coupures de services qui vont au-delà de l’optimisation ». Selon le RTC, 5000 personnes vont bénéficier des ajouts à Sainte-Foy alors que 300 pâtiront des réductions de services. «Dans la majorité des cas, les personnes concernées ont des solutions de remplacement», plaide-t-on.


Comme au Parlement


Les ajouts se feront sentir à compter du 19 août. Les lignes express (de type 300 et 500) circuleront toutes sur une voie réservée le long de l’autoroute Robert-Bourassa. Ces autobus permettront de relier tout le nord de la ville au secteur de Sainte-Foy.


Ce secteur que la Ville considère comme un pôle majeur de développement a vu les immeubles de bureaux pousser comme des champignons ces dernières années.


Ainsi, même si le nombre de travailleurs qui s’y rendent se compare à celui du secteur du Parlement, les services de transport qui y sont offerts sont de 50 % inférieurs. On prévoit ainsi réduire de 1000 le nombre de voitures circulant sur Robert-Bourassa, l’équivalent de 7 ou 8 % des 12 300 qui y transitent chaque matin.

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