Québec - Les maisons de chambres sous étude

Québec — Manque de places, abus, intimidation… Le milieu de la santé et des intervenants sociaux se demande s’il y a assez de maisons de chambre à Québec et si celles qui existent traitent bien leurs locataires. La Ville a accepté de financer une étude pour y voir plus clair.


Le comité exécutif de la Ville de Québec vient d’approuver un montant de 10 000 $ pour financer un projet de recherche du Centre de santé et de service sociaux. Ce dernier espère réunir 50 000 $ de plus de l’Agence de Santé et de la Société d’habitation du Québec (SHQ).


Du côté municipal, on souhaite constituer une liste des résidences disponibles sur le territoire et l’arrimer avec l’offre en logement social. On envisage aussi « des actions règlementaires » en lien avec « les normes de construction » et la « salubrité ».


Un comité de travail


Il y a un an, un comité de travail a été constitué pour faire le point sur l’état de ces maisons. De la Ville au réseau de la santé en passant par le milieu communautaire, une quinzaine d’organismes sont représentés.


Leurs inquiétudes sont nombreuses : « la qualité de vie, la qualité inégale de l’offre, les situations d’abus et d’intimidation », révèlent les documents de la Ville. Paradoxalement, tous s’entendent pour dire que ces maisons sont des « ressources essentielles ».


« C’est souvent la porte de sortie des refuges ou de la rue », explique Marianne Fradet du Regroupement pour l’aide aux itinérant(e)s de Québec (RAIQ). « C’est une option plus abordable. Souvent les propriétaires vont être moins restrictifs sur les enquêtes de crédit. Ils ont moins d’exigences. » Elle ajoute qu’à l’inverse, « c’est souvent le dernier rempart avant de se retrouver à la rue ».


Beaucoup croient que le nombre de ces maisons a beaucoup diminué en raison de la gentrification et des conversions en copropriétés. On compte notamment sur l’étude pour confirmer et mesurer le phénomène.