Projet de loi 14 - Le maire Labeaume intervient en faveur des militaires

Le maire de Québec, Régis Labeaume, a pris la défense des familles de militaires ne parlant pas français.
Photo: La Presse canadienne (photo) Clément Allard Le maire de Québec, Régis Labeaume, a pris la défense des familles de militaires ne parlant pas français.

Québec — Le maire de Québec, Régis Labeaume, a convoqué les médias lundi pour se porter à la défense des militaires touchés par le projet de loi 14.

Le maire Labeaume estime que la ministre Diane de Courcy ne devrait pas mettre fin à l’exemption qui permet aux militaires d’envoyer leurs enfants à l’école anglophone depuis les années 1970.


« On essaie de comprendre pourquoi 700 enfants menaceraient la culture au Québec. C’est à mon sens totalement inutile », a-t-il déclaré lundi après-midi. La région de Québec compte un grand nombre de familles de militaires autour de la base de Valcartier.


« Le réseau de l’OTAN en passant, c’est gros. On va faire rire de nous autres. La communauté anglophone, on doit la défendre. […] Ils nous aident à accueillir les chercheurs qui s’en viennent à Québec. »


Le maire était accompagné de deux élues de son équipe, Michelle Morin-Doyle, une ancienne commissaire anglophone, et Odette Simoneau, qui a élevé quatre enfants avec un militaire. Cette dernière a souligné que le droit d’aller à l’école anglaise permettait aux enfants d’être moins perdus quand leurs parents étaient détachés à l’étranger.


« J’ai déménagé mes quatre enfants […] une douzaine de fois dans des endroits anglophones », a-t-elle raconté. Avant d’aller à l’école anglaise, ses enfants « n’arrivaient pas à se faire d’amis », lorsqu’ils étaient à l’extérieur. « Ils n’arrivaient pas à prendre l’autobus tout seuls. »


À une journaliste qui lui faisait remarquer qu’on pourrait lui reprocher de « ne pas se mêler de ses affaires », le maire a rétorqué qu’il était « un peu habitué » et qu’il ne se mêlerait pas des autres aspects de la Loi parce que « ce n’était pas de ses affaires ». Sur les limites de son champ de compétence, il a souligné qu’il devait « aider les militaires à se défendre ».


Régis Labeaume n’a toutefois pas l’intention de participer à la commission parlementaire sur le projet de loi de la ministre de l’Immigration et des Communautés culturelles, Diane De Courcy.

9 commentaires
  • Gilles Bousquet - Abonné 12 mars 2013 06 h 59

    Il ne restera presque plus rien au projet de loi 14

    Après les objections de M. Labeaume et de la CAQ, pour ce PQ minoritaire.

  • Pierre Laroche - Inscrit 12 mars 2013 08 h 30

    La place congru du français au sein des forces armées canadiennes

    Si on exclut la crainte justifiée du réseau scolaire anglophone de l'est du Québec de perdre une clientèle qui lui permet de demeurer à flot, les membres des forces armées devraient se faire un devoir d'envoyer leurs enfants à l'école française lorsqu'ils sont au Québec. Pour ces parents, ce sera souvent la seule période de fréquentaion d'une école française qu'ils pourront offrir à leurs enfants, qu'ils soient anglophones ou francophones. S'ils devaient être mutés ailleurs au Canada, ces enfants n'échapperont pas à une immersion anglaise qui leur permettra d'acquérir tout naturellement la maîtrise de cette langue. C'est ce qui s'est produit il y a 25 ans pour nos deux filles alors que nous sommes allés vivre pour une période de 5 ans au Yukon. Alors monsieur le maire, un peu plus de retenu s'il vous plait!

    • Michel Gagnon - Inscrit 12 mars 2013 09 h 11

      Demander au maire Labeaume d'avoir un peu plus de retenue, c'est comme demander à un phoque de ne pas sauter à l'eau!

  • Frédéric Lacroix - Inscrit 12 mars 2013 08 h 40

    De quoi se mêle-t-il?

    L'école anglaise accessible aux enfants de militaires est un des principaux facteurs d'anglisation du nord de la ville de Québec. La clientèle de ces écoles est en pleine explosion à Shannon, Valcartier, etc.

    Monsieur Labeaume aurait dû défendre plutôt le droit de militaires à travailler en français.

  • Peter Kavanagh - Inscrit 12 mars 2013 09 h 19

    Savoir de quoi on parle

    Il est clair que plusieurs ne savent de quoi ils parlent. Sur une carriere de 20 ou 25 ans, beaucoup de militare ( peu importe leur origine) en passent la majorité en dehors du Québec. Et n'en déplaise a certain, les enfants doivent s'adapter rapidement a leur nouveau milieu. Ce n'est qu'ajouter un stress inutile. En 25 ans de carriere au sein des forces armées, je n'ai jamais vu d'enfants de francophone devenir assimiler sauf quand les parents décidaient de s'installer définitivement ailleurs qu'au Québec. Et ce n'est pas 2 ou 3 ans à l'école francaiise qui y aurait changer quoi que ce soit.

    • Sylvain Auclair - Abonné 13 mars 2013 11 h 05

      Et ces enfants de soldats francophones savent-ils tous bien parler, lire et écrire le français?

  • André Michaud - Inscrit 12 mars 2013 09 h 49

    Métier canadien vs intégrisme

    Être militaire est un métier canadien, pas typiquement québécois. Les enfants doivent suivre les parents et ce sera l'anglais qui sera la langue qu'ils auront le plus à parler.

    Empêcher ces enfants d'apprendre l'anglais est très très cruel et sans coeur , car ça leur garantie plein de problèmes sociaux. Ces enfant méritent plus de respect que l'intégrisme qu'on veut leur faire subir. Les militasire ne mettent pas du tout le français en péril au Québec, voyons donc!

    J'habite QUébec depuis toujours (62 ans) Quand certains parlent d'anglicisation de Québec ils sont totalement déconnecte de la réalité.

    Encore une fois j'appui notre maire dans sa défense du gros bon sens vs l'intégrisme.

    • Djosef Bouteu - Inscrit 13 mars 2013 08 h 19

      On ne devrait pas pouvoir vivre en français au Canada mais on devrait être obligé d'accomoder les anglophones pour qu'ils vivent en anglais au Québec.

      Belle mentalité de colonisé.