Québec - Lemelin croit encore à une union de l’opposition

Malgré le rejet par Anne Guérette du projet de fusion des partis anti-Labeaume, le chef de Québec autrement, David Lemelin, n’a toujours pas abandonné le projet de rassembler les opposants.


En entrevue à l’émission de télévision Mise à jour, à Vox Québec, il a déclaré mercredi qu’il n’avait « pas dit [son] dernier mot » et qu’il y aurait « autre chose ». « Il ne faut pas dire que c’est terminé à tout jamais et qu’on ne se reparlera pas parce que les gens de Québec veulent que ça se fasse, ils le méritent. Et je pense qu’il faut tout faire pour le leur donner. »


Malgré les demandes répétées de l’animatrice Pénélope Garon, M. Lemelin a refusé de dire quels compromis il était prêt à faire et a expliqué qu’il ne voulait pas négocier dans les médias. Mais il a répété qu’il ne fallait absolument pas que l’opposition reste divisée. « L’objectif, c’est de présenter une alternative crédible à M. Labeaume, et pour ça, il faut mettre les forces ensemble. »


« C’est sûr que, si on se présentait avec deux partis de la même force, on se ramasserait probablement avec une raclée historique », a-t-il poursuivi.


Peu d’ouverture


David Lemelin, un nouveau venu en politique municipale, a tenté sans succès de convaincre la conseillère Anne Guérette de fusionner son parti (Démocratie Québec) avec le sien en vue des élections de novembre.


Or cette dernière a rejeté catégoriquement l’offre en reprochant à Québec autrement de vouloir tout contrôler en imposant M. Lemelin comme chef, sans course à la chefferie.


Interviewée mercredi à la même émission, Mme Guérette, de son côté, a manifesté peu d’ouverture. « Pourquoi il y a cette idée qu’il faut se ranger derrière une personne ? a-t-elle lancé. La fusion des partis, ça, s’est terminé. »


Actuellement, seulement 5 des 27 conseillers municipaux ne sont pas membres de l’Équipe Labeaume. Pendant ce temps, les sondages donnent tous à l’équipe du maire une majorité dépassant les 70 %.


Au-delà des réticences d’Anne Guérette, il semble par ailleurs que les cinq indépendants aient de la difficulté à s’entendre sur d’autres sujets. Le conseiller Yvon Bussières (un sympathisant de Québec autrement) dit qu’il a échoué à convaincre ses collègues de créer un cabinet fantôme pour les séances du conseil. Il n’a pas non plus réussi à les rallier à l’idée de nommer un « leader » parmi eux, quel qu’il soit. « On est un peu désorganisés, dit-il. On est comme cinq atomes libres. »