Ville de Lévis - Roy-Marinelli ne part pas à cause du climat de suspicion

La mairesse Roy-Marinelli en 2010
Photo: Yan Doublet - Le Devoir La mairesse Roy-Marinelli en 2010

« Pas du tout », a-t-elle répété lundi chaque fois qu’on lui a posé la question. La politicienne de 59 ans dit plutôt vouloir prendre soin d’elle et cesser de vivre « à 300 kilomètres à l’heure ». « Il fut un temps où j’allais monter le mont Sainte-Anne deux fois par semaine. Là, je le fais une fois par an ! »


Ses collègues ne sont pas tous aussi positifs. En novembre, le maire de Rimouski Éric Forest déclarait au Devoir qu’il songeait à quitter la politique parce qu’il trouvait « usant » d’être soupçonné.


Mme Roy-Marinelli concède toutefois que l’ambiance a déjà été meilleure. « Ce qui se passe à la commission Charbonneau, c’est pas des choses qu’on aime voir. […] On n’aime surtout pas quand des gens amènent une suspicion sur notre intégrité. Mais il reste que ça fait partie de notre vie. Moi je considère que c’est un défi pour le futur. »


Récemment, le quotidien Le Soleil rapportait que la Ville de Lévis avait soutenu de façon importante un projet immobilier en finançant des infrastructures normalement payées par le promoteur.


L’histoire avait notamment éveillé les soupçons parce que le promoteur, un vice-président de Roche, avait aussi été organisateur d’une élue importante de l’équipe Roy-Marinelli.


La mairesse s’est depuis défendue de toute irrégularité et assurait lundi que cette affaire n’avait rien à voir avec sa décision. Un brin cynique, elle a quand même ajouté que la suspicion était « à la mode » aujourd’hui.


Élue en 2005 contre Jean Garon, Mme Roy- Marinelli a commencé sa carrière politique comme conseillère municipale dans la petite municipalité de Saint-Jean-Chrysostome (qui a par la suite été fusionnée).


Elle espère aujourd’hui que le parti qu’elle a créé à Lévis, Force 10, lui survivra et trouvera quelqu’un de solide pour lui succéder et, à terme, remporter les élections de novembre 2013.


Certains noms de prétendants à la mairie circulent déjà sans toutefois être associés à un parti. C’est le cas notamment de Gilles Lehouiller, un ancien député libéral qui a aussi été conseiller municipal à la ville et de l’avocate Linda Goupil, une ex-ministre péquiste. Le parti d’opposition Lévis Autrement dirigé par Gaston Cadrin est aussi très actif sur la scène municipale.

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