Poussière rouge - Le Port de Québec fait son mea culpa

Le patron du Port de Québec, Mario Girard, dit avoir été « bouleversé » par l’épisode de poussière rouge qui a entaché le bilan d’une année sinon positive. « Ça n’aide pas, c’est sûr. On voit ce que ça a fait au niveau de la population. La crainte qui a été soulevée, a-t-il dit. On n’en veut plus, on n’en veut pas. »


Le 26 octobre, un déchargement d’oxyde de fer au port de Québec a fait naître un nuage de particules rouges qui s’est déplacé vers le quartier résidentiel voisin, dans Limoilou.


Préoccupée, une résidante du secteur a recueilli des échantillons de la poussière et les a fait analyser par une entreprise spécialisée. La matière rouge contenait des métaux lourds en concentration suffisante pour causer des dommages - mais seulement en cas d’exposition à long terme.


Depuis, le ministère du Développement durable a délivré un avis d’infraction à l’entreprise en cause, Arrimage Québec, pour son comportement dans ce dossier. Cette dernière a acheté de nouveaux canons à eau pour réduire les risques de nouveaux épisodes et commandé une étude à Genivar pour revoir ses méthodes.


Mais la méfiance demeure. En décembre, la résidante qui avait fait analyser les échantillons, Véronique Lalande, a créé sur le Web le site vigilanceportdequebec pour que les citoyens surveillent ses activités.


Mardi, Mario Girard a répété que l’incident d’octobre était « isolé ». Malgré tout, il a l’intention de faire du port un « exemple en matière de développement durable ». Cet épisode survient à un bien mauvais moment pour le gestionnaire, qui cherche à vendre un ambitieux projet d’agrandissement.


Le Port de Québec affiche par ailleurs de très bons résultats pour 2012, avec de nouveaux records de tonnage et de visiteurs. Selon M. Girard, cela découle pour beaucoup du vrac et des métaux qui lui permettent de bénéficier de l’exploitation des ressources naturelles.