Transport en commun - La Ville de Québec s’octroie une pause

Les «écolobus», dans lesquels Québec a investi dès 2008, ont multiplié les pannes.
Photo: Yan Doublet - Le Devoir Les «écolobus», dans lesquels Québec a investi dès 2008, ont multiplié les pannes.

La Ville de Québec prend « une pause » dans ses investissements en transport en commun. Le maire Régis Labeaume refuse toutefois d’y voir un recul et dit devoir ralentir pour s’arrimer au grand projet de tramway.

Le patron du Réseau de transport en commun (RTC), Raymond Dion, a parlé de «pause» et de la nécessité de «réfléchir» mardi.


Le conseiller municipal réagissait aux questions des élus indépendants qui ne comprennent pas pourquoi la Ville a fait passer ses projets d’investissements de 359 millions de dollars l’an dernier à 220 millions.


Ces données proviennent du Plan triennal d’immobilisations (PTI), dans lequel la Ville annonce chaque année les projets qu’elle prévoit financer pour les trois années à venir.


Les indépendants s’expliquent mal cette pause en raison des grandes ambitions qu’affiche l’administration Labeaume en ces matières.


Lancé en 2010, son Plan de mobilité durable vise une augmentation significative de la part modale du transport en commun en misant notamment sur le tramway.


Il y a quelques semaines, c’était au tour du Conseil régional de l’environnement de dénoncer le peu de retombées visibles de ce plan depuis deux ans.


Or, l’administration Labeaume prétend que c’est justement à cause du Plan qu’elle doit ralentir la cadence. Selon les dires du maire Labeaume, il faut « arrimer » la stratégie du RTC au projet de tramway. Pour ce faire, il attend notamment les résultats de l’étude de faisabilité du projet commandée par l’ancien gouvernement libéral.


Le budget dévoilé lundi


Or, certains estiment que cela ne l’empêcherait pas d’agir ailleurs. Le groupe Accès transports viables, qui défend les intérêts des usagers du réseau, fait valoir que la Ville tarde à financer les Métrobus 804. Pourtant, cette nouvelle flotte de bus articulés est dans les cartons depuis 2005 et fait déjà partie du Plan de mobilité, souligne sa porte-parole Catherine Boisclair.


On saura par ailleurs lundi si le budget du RTC est gelé, réduit ou en hausse. L’an dernier, le maire l’avait gelé, ce qui, selon Mme Boisclair, équivaut à une baisse en raison de l’augmentation des coûts.


Mais mardi, le président du RTC, Raymond Dion, s’est montré optimiste à cet égard. « On est très enthousiastes », a-t-il dit. « On peut penser positivement. »

1 commentaire
  • Dominic Lamontagne - Inscrit 12 décembre 2012 20 h 50

    M. Dion

    Le président du RTC à Québec prend son automobile pour allez travailler.... De plus, les autobus de la capital sont toujours vide sauf sur les heures de pointes... On investie juste pour faire plaisir au groupe de pression et on gaspille l'argent des contribuables. La ville de Québec n'à pas la configuration de Mtl.