Débat sur l’«arénalose» à Québec

Québec — Le maire de la Ville de Québec, Régis Labeaume, en a remis lundi dans le dossier des cols bleus. Il accuse le syndicat de prendre les jeunes en otages à cause des fermetures d’arénas.

« On n’a pas le droit de prendre des jeunes en otages pour régler des problèmes syndicaux », a-t-il déclaré lors de la séance du conseil. M. Labeaume n’a pas digéré que deux cols bleus se déclarent malades le même jour, ce qui a forcé l’annulation d’activités de hockey. « C’est une nouvelle maladie », a lancé le maire en parlant « d’arénalose » et de « zambonellose ».


En raison de la grève des heures supplémentaires votée en mai, la moindre absence se fait sentir sur les services municipaux. « Ce qui me révolte, c’est que le syndicat nie qu’il y a des moyens de pression », a lancé le maire. L’un de ses conseillers, Sylvain Légaré, s’est même emporté au point de dire que des parents avaient « pleuré » en conséquence de cela.


Pour la conseillère indépendante Anne Guérette, les élus s’abaissent à « une chicane d’enfants ». Moqueur, le chef du parti Québec Autrement, David Lemelin, a quant à lui réagi sur Twitter en écrivant : « Zambonellose (définition) : Néologisme créé par la Régislature pour masquer par le sarcasme l’incompétence du maire en relations de travail. »


Collusion à Québec ?


Par ailleurs, M. Labeaume a accordé peu de crédit aux révélations du 93,3 sur la collusion à Québec.


Il y a dix jours, le journaliste-chroniqueur Mathieu Boivin, de cette station de radio, avait diffusé une entrevue avec un ingénieur anonyme. L’homme, dont on avait modifié la voix, affirmait que la collusion était répandue dans les contrats d’infrastructures publiques à Québec. « On sait pas c’est qui, ce gars-là. Qu’il vienne s’asseoir avec nous autres et on va tout vérifier », a-t-il dit. « Jusqu’à date, il n’a jamais parlé de la ville de Québec. Il parlait de la région de Québec. J’ai l’impression que c’est en rapport avec le ministère des Transports. »

4 commentaires
  • André Michaud - Inscrit 6 novembre 2012 08 h 51

    Dans les mains des cols bleus

    Le syndicat des Cols Bleus prend les citoyens en otage.

    Ce sont eux qui décident des services essetiels (!!) pas la ville. Au départ c'est inadmissible que des non élus décident des services. Cette loi doit absolument changer.

    Et c'est le syndicat qui décide si on peut faire des heures supplémentaires. Quand il manque des employés pour maladie ou autre, c'est le syndicats qui décide si il y aura heures supplémentaires pour remplacer ces employés. Ils sont donc responsables.

    Donc , pour faire pression on met des gens en congé maladie et on interdit le temps supplémentaire: conséquence, on prive des enfants de sport!

    À Québec nous sommes derrière NOTRE maire dans ce conflit de gros bras qui lâchement s'en prennnet aux sports des enfants.

    C'est aux élus de décider des services aux citoyens. Nos employés qui ne sont pas content de leurs conditions de travail parmi les plus avantageuses au Canada, dont un fond de pension ultra chromé, n'ont qu'à démissionner. Il y aura plein de gens qui sauteront sur des emplois aussi payants et avec un régime de retraite chrômé.

  • Jacques Beaudry - Inscrit 6 novembre 2012 10 h 09

    la régislature est bonne celle-là

    Labeaume devrait se questionner sur son attitude envers les employés de la ville. Pense-t-il qu'il dessert bien les contribuables par son attitude arrogante et méprisante? Il se préoccupe devantage de gonfler sa popularité. À Québec il y a un capital politique potentiel à vomir sur le dos des syndicats, des assistés sociaux etc.. Cette culture du vomi origine de la radio poubelle d'Arthur jusqu'aux éboueurs actuels à la radio X. La gestion de ville devrait se faire dans le respect mutuel qui peut assurer l'efficacité de tous et chacun. La régistature cause la zambonellose. Est-ce que le maire le réalise. Peut-être préfère-t-il mieux amuser sa galerie de fans.

  • André Michaud - Inscrit 6 novembre 2012 11 h 07

    Tricherie syndicale ?

    Lors d'un conflit de travail, les employés peuvent légalement utiliser la grève et l'employeur le lock out.

    Afin de forcer à négocier, l'employeur n'a pas droit à des scabs et devra vivre avec les conséquences de moins de services.

    Du côté syndicale, la grève faisant perdre du salaire est un incitatif à négocier.

    Quand le syndicat fait une grève "chromée" où les employés ne perdent pas de salaire il n'y a plus d'incitatif à négocier. Tout comme si l'employeur pouvait engager des scabs, il n'aurait plus d'incitation à négocier.

    Pour moi une grève ou les employés ne perdent pas sur leur salaire , seulement les citoyens qui perdent des services pour lesquels ils payent , est une forme de tricherie, autant que l'emploi de scabs pour l'employeur.

    Il faut mieux protéger les citoyens contre la tricherie de certains boss syndicaux à l'esprit ultra corporatif.

    • Djosef Bouteu - Inscrit 6 novembre 2012 15 h 45

      C'est le syndicat, à même les cotisations des membres, qui paie en cas de grève.

      Vous reprochez aux syndiqués d'utiliser leur propre argent.