Soins à domicile: la CSN en croisade contre le minutage

Québec — Des syndicats mettent de la pression sur un CSSS de Québec afin qu’il cesse de recourir à la firme privée Proaction pour améliorer la performance de ses soins à domicile.

Deux syndicats affiliés à la CSN et le Syndicat des professionnels en soins de Québec (FIQ) doivent manifester leur mécontentement ce soir lors d’une réunion du CSSS Vieille-Capitale.


Selon eux, l’approche Proaction transforme les soins à domicile en « chaîne de montage ». « Ça déshumanise vraiment les services qu’on donne pour tout centrer sur les temps, avance Danny Roy, du Syndicat des professionnels de la santé et des services sociaux de Québec et Chaudière-Appalaches (CSN). Ça fait des ravages. »


Le Syndicat prétend en outre que le contrat octroyé à la firme est de « près d’un million de dollars ». Hier, Le Devoir a voulu en savoir davantage auprès du CSSS en question, mais sans succès.


Un autre CSSS a quant à lui choisi d’écouter les travailleurs dans ce dossier récemment. À la suite d’une conférence de presse de la CSN cet automne, le CSSS Québec-Nord a abandonné la partie du programme qui dérangeait le plus les employés et incluait un minutage de toutes leurs interventions. « Ils n’étaient pas confortables avec l’outil de suivi qui avait été mis en place, a expliqué Caroline Dallaire, adjointe à la direction des soins à domicile. On a choisi de le retirer d’un commun accord. »


La ville de Québec est loin d’être un cas isolé dans ce dossier. À Montréal, les syndicats des travailleurs de la santé ont tenu une manifestation, la semaine dernière, pour dénoncer le recours à Proaction dans six CSSS de la région de Montréal, dont Verdun et Ahuntsic-Montréal-Nord.


Selon Mme Dallaire, l’objectif de ce programme est de traiter davantage de patients avec des ressources limitées. On veut ainsi faire face au vieillissement de la population et à « l’état des demandes ».

1 commentaire
  • Jean-Marie Francoeur - Inscrit 1 novembre 2012 13 h 22

    Expérience

    J'aimerais bien voir les décideurs de Proaction prendre la place des bénéficiaires pendant au moins trois mois. Ils pourraient eux-même constater l'ineptie de leur approche.