Parvis Saint-Roch: des embûches se dessinent

Québec — La Ville de Québec dit vouloir satisfaire les demandes des habitués de la place du Parvis Saint-Roch. Mais déjà, des embûches se manifestent.

Cette place située devant l’église Saint-Roch est devenue le lieu de rendez-vous des marginaux, une sorte de club social en milieu urbain.


Dans ce contexte, le projet de l’hôtel voisin d’aménager une terrasse sur une partie de la place a d’abord été mal accueilli. Or, comme le rapportait Le Devoir de mardi, les habitués du Parvis l’ont acceptée en échange de nouveaux aménagements autour, dont des toilettes, des cendriers, de nouveaux bancs et une fontaine.


La conseillère responsable du district, Chantal Gilbert, dit qu’elle analysera toutes leurs demandes, mais elle reconnaît que ce ne sera pas simple. Notamment pour les toilettes. « Ce n’est pas évident, on ne peut pas mettre des toilettes chimiques là », dit-elle. Mal à l’aise, elle ajoute qu’il ne faudrait pas que « ça devienne une piquerie non plus ».


À ce titre, les gens du Parvis en ont déjà tenu compte en proposant qu’on recoure à un éclairage spécial (qui empêche les gens qui s’injectent des drogues de voir leurs veines).


Autre souci : la fontaine. « Je trouve que ce serait une idée extraordinaire, souligne la conseillère. Maintenant, je ne suis pas sûre que ça va être évident d’ouvrir le parvis pour faire passer un système d’aqueduc. »


Peut-être que l’Hôtel Pur pourrait se charger de fournir l’eau, ajoute-t-elle. Mais il reste beaucoup à faire pour départir les responsabilités de chacun. Par exemple, le sous-sol du Parvis appartient à l’église Saint-Roch. « C’est la Ville qui l’entretient, mais ce n’est pas notre propriété. »


Quant aux bancs, elle envisage de profiter de l’occasion pour lancer un « petit concours » de design urbain comme la Ville en a déjà organisé ailleurs dans le quartier.


La conseillère a reçu les propositions des habitués du Parvis au conseil de quartier, il y a trois semaines. Elle espère pouvoir en faire un projet qui sera prêt au printemps prochain, juste avant l’été. « On n’arrivera pas avec une terrasse sans que le problème soit bien étudié », a-t-elle dit, ajoutant qu’il faut que tout « arrive en même temps ».